Scriptorium

Le Hobbit

J.R.R. Tolkien
🔖 Marque-pages
Chapitre
À propos

JRRVF, à propos

Quatrième de couverture

Ce grand classique moderne est le prélude au chef-d'œuvre de J.R.R. Tolkien, Le Seigneur des Anneaux. Comme tous les hobbits, Bilbo Bessac mène une vie confortable et sans histoire dans son terrier à Cul-de- Sac. Lorsque Gandalf le magicien se présente chez lui accompagné de treize nains, il se retrouve entraîné dans un voyage périlleux qui mènera leur équipée jusqu’à la Montagne Solitaire et son trésor, gardé par le redoutable dragon Smaug. Bien que réticent à participer à cette quête, Bilbo se surprend à faire preuve d’ingéniosité et d’habileté en tant que cambrioleur. Se dressent sur sa route des gobelins, des trolls et bien d’autres périls, sans oublier le mystérieux Gollum et son précieux anneau… 

Traduction

Ce Corpus est basée sur la traduction actuelle du Hobbit par Daniel Lauzon. 
Les intitulés des chapitres, noms et lieux sont basés sur l'édition ; Tolkien, J.R.R Turlin, Le Hobbit, Christian Bourgois éd.. traduction par Daniel Lauzon, octobre 2012.  ISBN : 978-2-26702-401-2  

Présentation du Corpus

Ce Corpus est dédié au Hobbit qu'à vrai dire on ne présente plus. Via ce corpus, Scriptorium documente en profondeur le titre en mêlant l'index des noms, lieux, thèmes les plus importants du titre.
Ajouté à cet index, vous pouvez accéder au résumé de chacun des chapitres (résumés qui étaient présents, et le sont encore, à la page "Le Hobbit - Résumé".
Scriptorium va cependant bien plus loin que la fourniture d'un simple index en documentant bon nombre d'entrées de l'index en apportant définition ou précisions voire en explicitant les ressorts internes du titre et les relations entre les entrées de l'index.
Le cas échéant, le lien avec l'œuvre de Tolkien peut être posé via quelques commentaires. C'est le cas par exemple des liens avec Le Seigneur des Anneaux et Le Silmarillion qui existe dans le Hobbit.

Occurrences : chapitres et pages

Un Index en fin d'ouvrage liste traditionnellement les occurrences où l'entrée peut être trouvée dans le texte, ceci en précisant les différents numéros de page.
La variété des éditions du Hobbit rend plus que difficile la fourniture d'un index "universel". Si l'on convient que la première édition chez Bourgois Editeur publiée suite à la révision de la traduction par Daniel Lauzon est l'édition de référence, même en tant que fan, nous ne l'avons pas forcément dans notre bibliothèque. 
Nous aurions pu faire ce choix d'utiliser cette édition de référence. Cependant, si l'on accepte l'idée que la longueur des chapitres reste mesurée, nous avons préféré les numéros de chapitres aux numéros de pages comme occurrences de l'index. 

Vos commentaires

Bien entendu, malgré les relectures successives et le soin apporté à la création de ce Corpus, des imprécisions peuvent exister, certaines entrées qui auraient dû trouver une place dans l'index peuvent manquer. Nous comptons sur vous pour compléter, commenter ou amender ce Corpus. Pour cela, le forum est l'outil idéal. 
Chapitre

Sommaire

  
Chapitre
Note

Note sur la prononciation

Note sur la prononciation des noms propres, notamment ceux des nains. 
D'autres précisions sont données quant à l'alphabet utilisé par les nains : les Runes. Ces informations permettent notamment de mieux comprendre la carte de Thorin.
Chapitre
Carte

Carte

Fac-similé de la carte de Thorin évoquée dans le chapitre I.
Chapitre
I

I. Une fête inattendue

Ce chapitre voit l’apparition de l’ensemble des héros du Hobbit.

Bilbo tout d’abord, éminent représentant de l’espèce des Hobbits, puis vient Gandalf le Magicien à la recherche d’un hobbit prêt à partir à l’aventure. Ce que refuse d’emblée Bilbo : un hobbit est d’ordinaire casanier et ne saurait partir à l’aventure…

Malgré cela, ce ne sont pas moins de treize nains qui vinrent frapper à la porte de Bilbo. Ils s’appelaient Dori, Nori, Ori, Oin, Gloin, Fili, Kili, Bombur, Bifur, Bofur, Dwalin, Balin et Thorin Lécudechesne. Ce dernier était leur chef, fils de Thrain, fils de Thror, héritier du Royaume Nain sous la Montagne. Tous s’étaient présentés sur les indications discrètes de Gandalf et s’invitèrent par la même occasion à un solide repas, au grand désarroi de Bilbo qui vit ses garde-manger se vider de toutes leurs réserves.

Thorin raconta l’histoire de sa Maison et comment un jour maudit un gigantesque dragon appelé Smaug, attiré par les richesses légendaires de sa famille, attaqua leur royaume. De nombreux nains moururent ce jour-là et lui-même ne survécut que grâce à la chance. Depuis Smaug veille sur le trésor et nul dans la région ne peut lui contester.

Le père de Thorin, Thror, survécut ainsi que son grand-père, Thrain. Il fut malheureusement tué plus tard dans les mines de la Moria. Quant à Thorin, il était porté disparu depuis près de cent ans maintenant.

Le repas terminé, Gandalf confia à Thorin une carte ainsi qu’une clef. Cette dernière provenait de Thror qui l’avait confié à Gandalf alors qu’il était prisonnier du  redoutable Nécromancien. Thror avait perdu l’esprit et sa seule obsession avait été de donner les objets à Gandalf. Là devait mourir Thror tandis que Gandalf ne put s’échapper que de justesse.

La carte et la clef devaient permettre d’accéder à une porte cachée au flanc de la montagne. Ainsi ils pourraient tromper la vigilance de Smaug car le but de toute la troupe était en effet de reconquérir leur trésor et le Royaume de Thorin !

Le rôle de Bilbo consistait à exercer son art de la cambriole (Gandalf avait suggéré que Bilbo était un spécialiste du genre…) pour les aider à récupérer le trésor. Une mission de Bilbo déclina avec force !


💡Adresse au lecteur💡Aventure🧝Azog💡Bataille des Champs Verts🧝Bilbo Bessac🧝Bungo Bessac💡Cambriole💡Carvi (fleur)🗺Champs Verts💡Chanson narrativeClef💡Contraste Comté & Aventure🗺Cul-de-Sac💡Cytise (fleur)🗺Dernier Désert🌟Dragons🏢Elfes📚Fêlez les verres et les assiettes🧝Gandalf🏢Gobelins💡Golf🧝Golfimbul🗺Grand'Peur🏢Grandes Gens💡Gueule-de-loup (fleur)🏢Hobbits💡Hospitalité💡Humour Tolkienien💡Héros réticent🗺L'Eau🗺La Colline🗺La Montagne🗺Lande Desséchée🗺Le Val💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"🗺Long Lac💡Lys (fleur)🗺Mont Gram🗺Moria🏢Nains🧝Nécromancien📚Par monts brumeuxProvidence🗺Rivière Courante🔤Runes🗺Salles Inférieures🧝Smaug🗺Sous-Colline🧝Thorin Lécudechesne🧝Thrain🧝Thrain l'Ancien🧝Thror🧝Touc🧝Belladonna Touc🧝Fiertaureau Touc🧝Vieux Touc
Chapitre
II

II. Rôti de mouton

Le lendemain matin tous les nains avaient disparu, partis vers leur Quête. Bilbo en fut heureux et se mit à nettoyer son trou mais subsistait pour lui, tout de même, un regret de ne pas les avoir suivis.

Ce fut Gandalf qui avertit Bilbo que les nains n’avaient pas voulu le réveiller, mais qu’il était bel et bien attendu, là, maintenant, et qu’il devait les rejoindre ! Son côté Touc, un peu rebelle pour un hobbit et hérité de sa mère, prit le dessus et il se lança sans plus réfléchir à la rencontre des nains sans même prendre une quelconque affaire, chapeau, pipe ou tabac !

Ce furent donc les treize nains et Bilbo, bientôt accompagnés par Gandalf, qui prirent la route vers la Montagne Solitaire, siège du Royaume perdu de Thorin et demeure de Smaug.

Les jours passèrent et les conditions de voyage devenaient de plus en plus périlleuses. Alors qu’ils avaient perdu l’essentiel de leurs vivres dans une rivière en crue, la troupe – hormis Gandalf – se dirigea vers un feu de camp aperçu au loin. Autour de ce feu, un trio de Trolls qui firent prisonniers les quatorze compagnons.

Alors que les trolls s’interrogeaient sur la meilleure façon de cuisiner tout ce beau monde, Gandalf imita la voie des trolls pour déclencher une dispute jusqu’à ce que l’aube se lève et fige les trolls pour les faire revenir à leur état originel, la Pierre.

Libérés mais toujours en quête de vivres, les compagnons fouillèrent la caverne des trolls et découvrirent quelques richesses et armes, une épée pour Thorin et Gandalf tandis que Bilbo choisit un couteau en guise de courte épée.

Avant de partir, ils prirent soin d’enterrer le trésor des trolls au cas où ils viendraient à repasser dans les environs.


🗺Auberge du Dragon Vert🧝Balin🗺Belleau🧝Bilbo Bessac🧝Bungo Bessac🧝Bifur🧝Bofur🧝Bombur💡Contraste Comté & Aventure💡Contrat de CambrioleDard (couteau elfique)🧝Dori🌟Dragons🧝Dwalin🧝Elrond🗺Fendeval🧝Fili🧝Gandalf🧝Gloin🗺Grotte des Trolls🏢Hobbits🧝Hubert💡Humour Tolkienien💡Héros réticent💡Jeu de mots & énigmes🧝Kili🧝Léon Legros💡Magie💡Motif capture & évasion🏢Nains🧝Nori🧝Oin🧝OriProvidence🗺Terres Désolées🧝Thorin Lécudechesne💡Thorin et Compagnie🧝Tom🧝Trolls💡Trésor des Trolls💡Épées de Gondolin
Chapitre
III

III. Une brève halte

Après des semaines d’un voyage pénible et rempli d’épreuves, ils virent enfin les contreforts des Montagnes de Brume mais ils étaient encore loin de leur destination, la Montagne Solitaire. En quête de repos, Gandalf les mena chez Elrond, Sage parmi les Sages et Maître de la Dernière Maison Hospitalière située dans la vallée de Fendeval où ils furent accueillis par les Elfes.

Elrond leur apprit que leurs armes avaient été forgées par les forgerons elfes de Gondolin. L’épée de Gandalf s’appelait Glamdring et était l’épée du Roi de Gondolin tandis que celle de Thorin se nommait Orcrist.

Puis alors que la lune brillait, Elrond leur révéla les lettres qui apparurent sur la carte de Thror et le message suivant “Tenez-vous près de la pierre grise quand frappera la grive.”

Reposée, la troupe reprit la route avec en tête l’itinéraire à travers les Montagnes de Brume pour atteindre le but de leur voyage.

💡Carte de Thorin📚Chanson des Elfes🗺Contrée Sauvage🗺Dernière Maison Hospitalière🌟Dragons🧝Durin🏢Elfes🧝Elrond🗺Fendeval🧝GandalfGlamdring🏢Gobelins🗺Gondolin🏢Hauts Elfes🏢Hobbits💡Hospitalité💡Jour de Durin🗺La Montagne🗺Le Val💡Lettres lunaires💡Lien avec “Le Silmarillion”🏢Longues barbes💡Mi-été🗺Montagnes de Brume🗺Moria🏢NainsOrcrist💡Prophétie & présage🗺Rivière Courante🔤Runes💡Récit dans le récit🧝Smaug🧝Thorin Lécudechesne💡Épées de Gondolin
Chapitre
IV

IV. Sur la colline et sous la colline

Il était temps désormais pour la troupe de quitter la demeure d’Elrond et de traverser les Montagnes de Brume.

Ils chevauchèrent pendant des jours et des jours dans un environnement où le danger n’était jamais loin. Que ce soit la Montagne qui pouvait être traîtresse ou des créatures qui pouvaient roder alentour. Mais Gandalf les menait aussi sûrement que possible.

L’été était bien loin dans la Montagne, les conditions étaient épouvantables et même Gandalf ne pouvait les protéger du terrible orage qui éclata. Ils furent bientôt trempés, frigorifiés et exposés aux éléments. En quête d’un abri, ils trouvèrent une large caverne accueillante où tous, poneys, nains, Gandalf et Bilbo purent se sécher et s’endormir paisiblement.

Plus tard, Bilbo crut à un cauchemar mais ce sont bien des dizaines de gobelins qui envahirent la caverne et firent prisonniers l’ensemble de la troupe, sauf Gandalf alerté par le cri d’alarme de Bilbo. Leur emprisonnement fut de courte durée grâce à l’intervention de Gandalf et ils prirent la fuite vers l’inconnu, au cœur de la Montagne.

Bientôt pourchassés et rattrapés, Bilbo chuta sur une pierre et perdit connaissance.

💡Adresse au lecteur💡Capture par les GobelinsCogneuse🗺Contrée SauvageDard (couteau elfique)💡Descente aux enfers🧝GandalfGlamdring🏢Gobelins💡Grand Gobelin🗺Grandes Salles (des Gobelins)💡Géants des pierres🗺Montagnes de Brume💡Mordeuse💡Motif capture & évasion💡Orage💡Orage des montagnesOrcrist💡Prophétie & présageProvidence🧝Thorin Lécudechesne
Chapitre
V

V. Énigmes dans le noir

Bilbo se réveilla seul et se remémora les événements. Bien décidé à retrouver ses compagnons, et la sortie, il commença à quatre pattes à ramper dans le tunnel. L’obscurité était totale et Bilbo n’avait aucune idée d’où il se trouvait et où il allait. Au cours de sa progression, sa main rencontra soudain un objet qui ressemblait à un petit anneau de métal froid, il le mit machinalement dans sa poche et continua son chemin. Alors qu’il progressait dans ce tunnel interminable aux multiples embranchements plus effrayants les uns que les autres, il n’y avait toujours aucune trace de ses compagnons ni des gobelins et le moral de Bilbo était au plus bas.

Après un moment de désespoir, et le regret plus fort que jamais de ne pas être dans le Comté et son trou sous la colline, il se rendit compte qu’il avait toujours sa courte épée. La dégainant il vit que la lame brillait d’une faible lueur. C’était une lame elfique elle-aussi, forgée à Gondolin, qui lui redonna courage.

Il poursuivit sa route et s’enfonça au cœur de la Montagne jusqu’à ce qu’il arrive à un petit lac. Là, il fit une étrange rencontre avec un petit être qui semble-t-il vivait sur une petite île au milieu du lac. Il s’appelait Gollum et tenait son nom du bruit de gorge qu’il faisait quand il parlait. Ses grands yeux pâles et brillants ainsi que son aspect n’étaient pas pour rassurer Bilbo, loin de là. Peur justifiée pour Bilbo car il arrivait à Gollum de tuer quelques gobelins pour s’en nourrir et il se demandait justement quel goût pouvait bien avoir Bilbo.

Mais Gollum fut tout d’abord curieux de l’apparition de Bilbo et alla à sa rencontre. Bilbo se présenta et lui dit qu’il voulait sortir, seulement sortir. Gollum, un peu craintif face à l’épée de Bilbo lui proposa un défi d’énigmes. Que Bilbo gagne et il le conduirait à la sortie sinon, hé bien, peut-être qu’il pourrait le manger… Plusieurs énigmes se succédèrent et Gollum échoua face à la dernière énigme de Bilbo. N’ayant nulle envie de respecter sa parole, Gollum prétexta d’avoir besoin d’outils sur son île avant de conduire Bilbo à la sortie. En réalité, Gollum voulait y aller chercher son cadeau d’anniversaire, son “tréezzor” comme il le nommait et se nommait lui-même. Il s’agissait d’un anneau, un peu particulier, puisqu’il permettait à son porteur d’être invisible. Et invisible Gollum pourrait manger Bilbo… Mais sur son île, nul anneau, Gollum l’avait manifestement perdu et son cri de désespoir perça les ténèbres. Bilbo l’entendit s’interroger, se parler, à personne, à lui-même, à son anneau mais finalement, Gollum finit par se demander « Qu’est-ce qu’il a dans ses poches – ssss ? ». Car c’était là la dernière énigme de Bilbo et il s’agissait bel et bien de l’anneau trouvé dans le tunnel qu’il avait dans sa poche, l’anneau que Gollum cherchait en vain.

Fou de colère, Gollum quitta son île pour rejoindre Bilbo qui, terrifié, s’enfuit à toutes jambes. Croyant que Bilbo rejoignait la sortie la plus proche, Gollum le poursuivit et le dépassa car Bilbo, par accident, avait enfilé l’anneau à son doigt et constaté qu’il était devenu invisible. Finalement, Bilbo réussit à dépasser Gollum et, toujours invisible, se faufila entre un groupe de Gobelins montant la garde à la porte de pierre conduisant à l’extérieur. Il était enfin libre.

💡L'Anneau Unique🧝Bilbo Bessac💡Capture par les GobelinsDard (couteau elfique)💡Descente aux enfers🏢Gobelins🧝Gollum🗺Grandes Salles (des Gobelins)🏢Hobbits💡Invisibilité💡Jeu de mots & énigmes💡Jeu des devinettes🗺Lac souterrain (de Gollum)💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"💡ObscuritéProvidence💡Révision par Tolkien💡Transformation de Bilbo🗺Tunnels des Gobelins
Chapitre
VI

VI. Tombés de la poêle dans le feu

Bilbo était dehors, de l’autre côté des Montagnes de Brume. Sa course effrénée pour échapper à Gollum l’avait finalement emmené sur le bon chemin vers la Montagne Solitaire. Il erra cependant à la recherche de ses amis et il se demanda s’il ne devait pas rebrousser chemin pour savoir s’ils étaient toujours prisonniers des gobelins. Le hasard lui fit cependant retrouver Gandalf et les nains qui s’interrogeaient sur la nécessité de retourner Bilbo, probablement encore sous la Montagne d’après eux. Gandalf voulait partir à sa recherche mais les nains étaient bien moins enthousiastes. Mais toujours invisible grâce à l’anneau, Bilbo se glissa parmi eux et apparut brutalement, au grand dam de Balin qui montait la garde. Les cris de surprise puis de joie éclatèrent et la compétence cambrioleur de Bilbo en fut nettement grandie. Interrogé, il raconta sa rencontre avec Gollum, le concours d’énigmes et comment il avait échappé aux Gobelins, sans pour autant mentionner l’anneau et son pouvoir plutôt singulier.

Gandalf, la tête froide, fit remarquer qu’ils seraient bientôt pourchassés par des centaines de gobelins dès que la nuit serait tombée, il s’agissait de prendre de l’avance avant ça. Sans poneys ni bagages – restés prisonniers des Gobelins – ils marchèrent sans discontinuer, affamés et exténués. Alors qu’ils pensaient pouvoir se reposer un peu, les hurlements de loups éclatèrent dans la nuit et tous grimpèrent dans les arbres pour leur échapper. Quelques-uns de ces loups, des Wargs sauvages, étaient au pied des arbres prêts à dévorer l’imprudent qui tomberait et ce sont des centaines d’entre eux qui se regroupèrent dans la clairière. Leur chef parlait à ses semblables et Gandalf prit peur – il parlait leur langue – car les Wargs étaient rassemblés dans l’attente des gobelins pour attaquer les villages alentour. Coincés dans les arbres, la compagnie était en bien mauvaise posture. Passant à l’action, Gandalf enflamma quantité de pommes de pins qu’il lança sur la cohorte de loups qui, paniqués et la fourrure en flammes, hurlaient et couraient de partout.

Alerté par la lueur des feux et les hurlements des Wargs, le Seigneur des Aigles des Montagnes de Brume et deux de ses gardes se rendirent sur les lieux et virent les loups mais aussi les gobelins qui arrivaient non loin. Les gobelins mirent bientôt le feu au pied des arbres pour déloger les nains, Gandalf et Bilbo et les flammes et une fumée épaisse atteignirent rapidement les compagnons.

Heureusement, le Seigneur des Aigles avec plusieurs de ses compagnons attrapa les amis et partirent au loin, poursuivis par les cris des gobelins. Ils étaient sauvés et avaient enfin passé les Montages de Brume.

🗺Aire des Aigles🧝Seigneur des Aigles💡L'Anneau Unique💡Aventure🧝Bilbo Bessac💡Courage inattenduDard (couteau elfique)🗺Forêt de Grand'Peur🧝Gandalf🏢Gobelins💡Humour Tolkienien💡Incendie des arbres💡Magie🗺Montagnes de Brume💡Motif capture & évasionProvidence💡Sauvetage par les Aigles🧝Thorin Lécudechesne💡Thorin et Compagnie🧝Wargs
Chapitre
VII

VII. Une étrange demeure

Le lendemain, après une nuit de sommeil hors de danger, la compagnie fut transportée à dos d’aigle non loin de la demeure d’une connaissance de Gandalf. Tous avaient absolument besoin notamment de manger car ils avaient perdu la totalité de leur équipement. Du repos serait également bienvenu. Mais, avertit Gandalf, il nous recevra mais ne commettez surtout aucun impair ! Celui qui vit là s’appelle Beorn et est un change- peau. Il est capable de se changer en un gigantesque ours et peut être très dangereux si on le contrarie.

Après une arrivée cocasse dans la maison de Beorn, en petits groupes où les nains se succédèrent par paires jusqu’à arriver au compte juste, tous furent accueillis avec hospitalité. Gandalf raconta leur capture par les Gobelins, comment il tua le Grand Gobelin et leur fuite, pourchassés par les Gobelins et les loups et, enfin, comment les aigles les sauvèrent d’une mort certaine. Pour cette belle histoire et la bonne nouvelle apportée – la mort du Grand Gobelin – Beorn leur offrit l’hospitalité.

Les animaux, compagnons de Beorn, servirent crème, miel et autres douceurs à la troupe affamée. Puis il fut temps de se coucher, sur un vrai matelas et sous une couverture de laine.

Après une autre bonne nuit de sommeil, Beorn convint de leur donner vivres et poneys (à condition de les renvoyer) pour les amener à la lisière de la forêt de Grand’Peur par laquelle le chemin vers leur destination passait. Beorn ajouta deux conseils. Premièrement, ne jamais quitter le sentier, en aucune circonstance. Et ne pas boire à la rivière aux eaux noires et profondes qu’ils allaient devoir traverser car elle est porteuse de maléfices. Tous se mirent alors en route, préoccupés d’avoir à traverser cette forêt de sinistre réputation.

C’est une fois arrivés sur les lieux que Gandalf annonça son départ, trop longtemps repoussé. Il n’avait pas prévu qu’il vienne aussi loin et il avait une autre mission urgente. Les demandes et suppliques des nains et de Bilbo n’y changèrent rien et il leur fit ses adieux. Les poneys renvoyés vers la demeure de Beorn, les 13 nains et Bilbo entrèrent dans la forêt de Grand‘Peur.

🧝Seigneur des Aigles💡Aventure🧝Beorn🗺Maison de Beorn🗺Carroc💡Carte de Thorin💡Changeur de peau💡Contraste Comté & Aventure🗺Forêt de Grand'Peur🧝Gandalf🏢Gobelins🏢Hobbits💡Hospitalité💡Humour Tolkienien💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"💡Lien avec “Le Silmarillion”💡Magie🗺Montagne Solitaire🗺Montagnes de Brume🏢Nains🧝Nécromancien💡Prophétie & présage💡Récit dans le récit🧝Thorin Lécudechesne🧝Wargs
Chapitre
VIII

VIII. Mouches et araignées

Ils entrèrent dans la pénombre de la forêt, attentifs à suivre le sentier et respecter l’avertissement de Beorn. Mais, de toute façon, la forêt était plus qu’inquiétante et aucun n’avait envie de déambuler dans la forêt sombre. Car s’il y avait un peu de lumière dans les premiers temps, cela faisait maintenant des jours qu’un rayon de soleil n’avait transpercé la couverture des arbres.

La nuit, l’obscurité était si complète que Bilbo ne pouvait apercevoir la main qu’il mettait devant les yeux. A vrai dire, la seule lumière, si on peut l’appeler ainsi, émanait des multitudes d’yeux brillants qui les observaient. Ils dormaient d’un sommeil agité et avaient mis en place un tour de garde.

Les jours se succédaient et leurs provisions s’amenuisaient de même que l’eau. Pourtant il était impossible de chasser et aucune source ne pouvait leur apporter de quoi refaire leurs réserves. Puis vint le moment où ils durent traverser le cours d’eau noire contre lequel Beorn les avaient mis en garde. A l’aide d’une barque, tous sauf Bombur avaient traversé quand soudain vint un cerf poursuivit par des cavaliers. Dans sa fuite, le cerf fonça vers Bombur qui tomba à l’eau et s’endormit d’un sommeil dû au maléfice de la rivière.

Le moral en berne, plus bas que jamais, les nains durent porter Bombur – le plus gros des nains de la troupe – pendant des jours, en plus de leur paquetage. Même Bilbo, qui grimpa au plus haut des arbres, ne put les rassurer car la forêt s’étalait à perte de vue dans toutes les directions.

Ce soir-là, ils mangèrent leurs dernières provisions et s’endormirent. Le lendemain ne les trouva guère plus fringants mais c’est à ce moment que Bombur se réveilla. Alors qu’aucun d’eux n’avait envie de reprendre la route, ils crurent discerner une lumière et des torches au cœur de la forêt. Les avertissements pourtant en tête de Gandalf et Beorn, tous entrèrent dans la forêt croyant trouver boisson, nourriture et repos. Ils finirent par rejoindre une clairière où beaucoup d’elfes étaient rassemblés pour un banquet. Mais à peine les nains s’étaient-ils montrés que les elfes disparurent comme par enchantement et qu’ils se trouvèrent à nouveau dans le noir total. Deux nouvelles fois les lumières apparurent et ils s’y dirigèrent pour chaque fois voir les elfes et leurs banquets disparaître. Le seul résultat de leurs tentatives fut que Bilbo fut séparé des nains…

Bilbo, seul, perdu, en proie au désespoir se dit que finalement il ne servait à rien de tenter quoi que ce soit en pleine nuit mais qu’il valait mieux attendre l’aube et le peu de lumière qu’elle apporterait. Il pensa une nouvelle fois – et ce ne serait pas la dernière – qu’il serait définitivement mieux dans son trou, près de son garde-manger et fumant une bonne pipe. Il finit par s’assoupir, perdu dans ces pensées réconfortantes, quand il sentit un contact et vit une sorte de ficelle collée sur sa main gauche puis il s’aperçut que cette matière lui recouvrait les jambes. Une énorme araignée lui sauta dessus et tenter de le prendre complètement dans ses fils mais Bilbo lutta et finit par se libérer et tuer l’araignée grâce à l’épée qu’il appellerait désormais « Dard ».

Il partit à la recherche des nains, non sans avoir préalablement mis son anneau pour être invisible de ces lieux hostiles. Il entendit alors des voix, les voix d’autres énormes araignées de la taille des nains parler entre elles et se félicitant de la capture des nains. Bilbo aperçut en effet treize paquets suspendus à une grande branche d’où sortaient parfois un morceau de capuchon, de barbe ou le nez d’un nain. Tous étaient prisonniers des araignées et elles débattaient si elles devaient les tuer immédiatement ou les conserver pour plus tard, en guise de garde-manger…

Bilbo fit alors preuve d’un courage sans faille – ce qui augmenta considérablement l’estime des nains envers lui – et finit par libérer l’ensemble des nains. Mais dans la cohue, Thorïn avait disparu…

En réalité Thorïn avait disparu bien avant que les nains soient faits prisonniers par les araignées. Il s’était endormi, vaincu par un charme lorsqu’il avait pénétré dans la clairière où les elfes festoyaient. Thorïn était désormais prisonnier des elfes dans une caverne à l’intérieur de Mirkwood. Ils consideraient Thorïn comme un ennemi, ne sachant pas pourquoi il se trouvait dans la forêt et l’accusèrent également de les avoir attaqués. Le Roi des elfes interrogea Thorïn mais celui-ci ne pipa mot et fut emprisonné dans une cellule, en attendant qu’il s’explique…

💡L'Anneau Unique🧝Araignées de la Forêt Noire💡Aventure🧝Bilbo Bessac💡Capture par les Gobelins💡Chanson narrative📚Chants de Bilbo💡Courage inattenduDard (couteau elfique)💡Descente aux enfers🏢Elfes🗺Forêt de Grand'Peur💡Invisibilité💡Jeu de mots & énigmes💡Magie💡Motif capture & évasion🏢Nains💡Obscurité🗺Rivière enchantée🧝Thorin Lécudechesne💡Transformation de Bilbo🗺Tunnels des Gobelins
Chapitre
IX

IX. Treize tonneaux à la dérive

Le lendemain, ce sont les 12 autres nains qui furent faits prisonniers par les Elfes de la Forêt. Ils n’offrirent aucune résistance tant leurs armes étaient dérisoires face aux archers elfes et ils n’avaient plus aucune force.

Seul Bilbo disparut grâce à son anneau magique et s’introduisit dans la caverne des elfes en même temps que la file de prisonniers.

Les compagnons de Thorïn furent amenés devant le roi des elfes mais là-encore aucun ne dirait rien de compromettant sur le but réel de leur voyage. Au contraire, ils se plaignirent d’un tel traitement. Le Roi n’évoqua pas Thorïn et chacun des nains fut enfermé dans une cellule, isolé les uns des autres.

Le pauvre Bilbo était désormais l’unique rescapé de leur expédition, ne sachant comment libérer ses amis et mort de peur à l’idée d’être fait prisonnier à son tour. Mais une fois encore il allait devoir sauver ses compagnons, ce qui accédait largement le cadre de sa mission initiale : être le cambrioleur de la troupe…

Plusieurs semaines, Bilbo erra dans les cavernes et parfois à l’extérieur mais il craignait trop de ne plus pouvoir entrer et finit par rester dans les cavernes en quête d’un moyen de libérer les nains. A force d’écouter les gardes, il apprit qu’un nain était emprisonné dans un autre secteur que les autres nains. Il s’agissait là de Thorïn et il réussit bientôt à lui parler et lui relater les derniers événéments. Thorïn reprit courage et donna un message à Bilbo pour les autres nains. En résumé, tous attendaient que Bilbo – dont ils avaient décidément une opinion de plus en plus haute – les libèrent d’une façon ou d’une autre. D’ici là, en aucun cas ils ne devaient avouer au Roi le but de leur expédition et du gigantesque trésor qui était en jeu. Tout cela n’était pas vraiment de nature à rassurer Bilbo… Il aurait bien aimé avoir l’aide de Gandalf mais in fine il savait qu’il ne devait compter que sur lui.

A force de fureter ici et là, Bilbo apprit que les grandes portes qui fermaient la caverne n’étaient pas la seule voie vers l’extérieur. Une rivière coulait en effet sous une partie du palais avec un passage fermé par une herse. Cependant, régulièrement, cette herse était levée pour laisser passer des tonneaux qui étaient mis à la rivière pour que le courant les amène en aval, vers le Long Lac. Vin et autres marchandises étaient échangés avec les hommes par ce moyen.

Bilbo apprit qu’un festin se préparait et une idée commença à germer en lui. Il planifiait de mettre chacun des nains dans un tonneau et de les lancer dans la rivière pour s’échapper. Et ainsi fut-il fait. Les nains, dans un confort tout relatif – et après quelques manifestations face aux risques de ce plan, notamment celui de se noyer – furent enfermés chacun dans un tonneau et jetés à la rivière.

💡L'Anneau Unique💡Aventure🧝Bilbo Bessac🏢Elfes💡Évasion dans les tonneaux🗺Forêt de Grand'Peur🧝Galion🧝Gandalf💡Humour Tolkienien💡Invisibilité🗺Long Lac💡Motif capture & évasion🏢Nains🗺Palais des Elfes (Forêt Noire)💡Ruse & intelligence🧝Thorin Lécudechesne🧝Thranduil💡Transformation de Bilbo
Chapitre
X

X. Un chaleureux accueil

Les tonneaux dérivaient toujours, portés par le courant. Bilbo quant à lui chevauchait tant bien que mal l’un d’entre eux. Mais ils progressaient rapidement et Bilbo put apercevoir la Montage Solitaire, la destination pour laquelle ils avaient bravé tous les dangers.

Enfin, ils arrivèrent à une étrange ville, entièrement construite sur pilotis, Bourg-du-Lac. Ses habitants vivaient à l’ombre de la Montagne Solitaire et les légendes parlaient d’un dragon, de Thrain, Thror et du Roi des Nains sous la Montage qui reviendrait bientôt.

Bilbo libéra les nains – passablement courbaturés, fatigués, en un mot, de méchante humeur – des tonneaux et tous se présentèrent aux gardes de la ville pour être conduits au bourgmestre, maître de la ville.

Lorsque Thorïn tonna « Je suis Thorïn fils de Thrain fils de Thror, Roi sous la Montagne ! Je suis de retour ! », la nouvelle fit le tour de la ville comme une traînée de poudre et tous se mirent à rêver de richesses, d’or et de joyaux et l’accueil fut plus qu’enthousiaste et ce malgré l’intervention de quelques elfes qui revendiquèrent les nains comme prisonniers. Mais la ville était en liesse et rien ne semblait devoir se mettre en travers de la route des nains et Bilbo vers la Montage Solitaire pour recouvrer le trône de Thorïn et les richesses accumulées par Smaug (celles de nains mais de bien d’autres hommes également).

Quinze jour passèrent et Thorïn décida de se mettre en route après avoir demandé matériel et assistance au bourgmestre, ce qui lui fit accordé car tous escomptaient bien recevoir de nombreux présents plus fabuleux les uns que les autres pour leur aide. L’automne était bien avancé quand trois grands bateaux quittèrent enfin le Bourg-du-Lac, avec les rameurs, les nains, Bilbo et de nombreuses provisions et matériel.

C’était là l’ultime étape de leur voyage.

💡Adresse au lecteur💡Avidité🧝Bilbo Bessac🧝Bombur🗺Bourg-du-Lac🧝Le bourgmestre💡Chanson narrative🏢Elfes🧝Fili🧝Gandalf🗺Grand'Peur🏢Hommes du Lac💡Hospitalité💡Humour Tolkienien💡Héros réticent🗺Le Val💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"🗺Long Lac🗺Montagne Solitaire💡Motif capture & évasion🏢Nains💡Prophétie & présage💡Retour du roi🗺Rivière Courante💡Récit dans le récit🧝Smaug🗺Terres Désolées🧝Thorin Lécudechesne💡Thorin et Compagnie🧝Thranduil💡Transformation de Bilbo
Chapitre
XI

XI. Sur le seuil

La compagnie arriva bientôt à proximité de la Montage Solitaire mais aucun homme de Bourg-du-Lac ne voulut les accompagner. Ici, le pays était désolé et aride. Ils allaient pénétrer dans le pays de la Désolation de Smaug et, ici, la présence d’un dragon était bien plus tangible qu’ailleurs.

Mais de dragon, ils n’en aperçurent aucune trace et se mirent alors à la recherche de la porte secrète dont la carte de Thror mentionnait l’existence. Si elle disait vrai, ils devraient trouver la porte sur les hauteurs de la face ouest de la Montagne Solitaire. Et étrangement, plus que les nains, c’est Bilbo qui se mit en quête le premier de la porte.

Après avoir fouillé sentiers et hauteurs Bilbo trouva bientôt un renfoncement sous une corniche qui ne pouvait avoir été fait que grâce à l’art du forage des nains. La porte se tenait là mais toutes leurs tentatives de l’ouvrir furent vaines, elle restait immobile, insensible à leurs efforts.

Tous en furent désespérés. Comment avaient-ils réussis à venir jusque-là pour se retrouver bloqués face à une simple porte ? Ils tournaient le dos à la porte, s’interrogeant sur le moyen de l’ouvrir mais aucune solution évidente ne fut trouvée.

Puis vint une grosse grive qui atterrit sur une pierre derrière Bilbo. Elle était occupée à cogner un escargot sur une pierre pour le débarrasser de sa coquille et le déguster ensuite. Bilbo eut alors une illumination et appela tous les nains pour le rejoindre immédiatement (certains étaient partis vérifier l’équipement).

Peu de temps après, la lune faisait son apparition et le soleil allait se coucher. Mais avant de disparaître, un ultime rayon de soleil perça les nuages et frappa une petite cache dans le bas de la porte qui s’ouvrit au contact de la lumière. Bilbo cria pour que l’on utilise la clé de Thorïn qui, en effet, entra facilement dans l’orifice puis le mouvement de la clé déclencha un bruit de serrure que l’on déverrouille.

La compagnie poussa la porte qui s’ouvrit enfin. Ils regardaient maintenant les ténèbres au cœur de la Montagne.

💡Adresse au lecteur💡L'Anneau Unique🧝Balin🧝Bilbo Bessac🧝Bombur🗺Bourg-du-Lac💡Carte de Thorin🗺Désolation du Dragon🧝Gandalf🗺Grand'Peur💡Humour Tolkienien💡Héros réticent💡Jour de Durin🗺Le Val💡Lettres lunaires💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"🗺Long Lac🗺Montagne Solitaire🗺Montagnes de Brume🗺Montcorbeau💡Porte secrète💡Prophétie & présageProvidence🗺Rivière Courante🔤Runes🗺Salles Inférieures🧝Smaug🧝Thorin Lécudechesne💡Thorin et Compagnie💡Transformation de Bilbo
Chapitre
XII

XII. Des nouvelles de l’intérieur

Il semblait maintenant que la véritable mission de Bilbo, la cambriole, doive commencer. C’est en tout cas ce que Thorïn laissait entendre, sans véritablement le dire pourtant. Mais le message était suffisamment clair pour Bilbo, il devait pénétrer au cœur de la Montagne Solitaire à la rencontre de Smaug.

Accompagné pour un temps par Balïn, Bilbo se retrouva bientôt seul à progresser dans le tunnel. Même si celui-ci avait été creusé par les nains, droit et régulier (au contraire du tunnel des gobelins), il n’en était pas pour autant de nature à rassurer Bilbo et une fois encore il regretta le Comté et sa quiétude. Mais, son anneau magique au doigt, il progressait courageusement.

Bientôt l’atmosphère changea avec des rubans de vapeur et une température en hausse qui le faisaient transpirer alors qu’il observait une lueur rougeâtre qui se faisait de plus en plus intense au fur et à mesure de sa progression. Un son étrange se fit également entendre, comme un grondement, nul doute qu’il entendait là le son d’un gigantesque animal endormi.

Bilbo fit preuve d’un extraordinaire courage et franchit les derniers pas qui le séparaient de l’ouverture du tunnel devant lui. Il vit alors Smaug, un dragon immense, rouge doré, endormi profondément. De la fumée s’échappait de ses naseaux car même dans son sommeil le feu couvait en lui. En dessous et éparpillées dans tous les recoins d’une salle immense des richesses dont l’étendue était sans aucune mesure avec ce que Bilbo avait imaginé. L’or côtoyait l’argent, les joyaux et les gemmes, des objets superbement ouvragés et autres richesses difficilement concevables.

Bilbo reprit conscience après la vue de ce spectacle puis sur une inspiration soudaine sauta de l’ouverture du tunnel pour s’emparer d’une grande coupe et, aussi vite qu’il le put, il rejoignit ses compagnons nains. Il ne croyait pas vraiment ce qu’il venait de faire, il était désormais bel et bien un cambrioleur !

Les nains furent ravis de voir revenir Bilbo sain et sauf mais peut-être plus encore de voir la coupe qu’avait ramené Bilbo, le trésor est toujours là, et ils en oublièrent presque Smaug. Mais un dragon ne saurait se faire dépouiller la moindre piécette sans qu’il s’en rende compte. Et c’est précisément alors que les nains fanfaronnaient de leur fortune (très partielle) retrouvée que le dragon entra dans une colère terrible. Il avait bien entendu quelques bruits et un courant d’air provenant de la petite ouverture dans la salle mais ce qu’il avait pris pour son imagination – qui oserait venir le déranger, lui ?! – s’avéra réel ! Il sortit alors de la salle et s’éleva dans les airs, crachant des jets de flammes vertes et écarlates, pour aller réduire en cendre les intrus.

Et, une fois encore, ce fut Bilbo qui eut la présence d’esprit de faire rentrer tous les nains dans le tunnel et d’en fermer la porte pour échapper à la vue de Smaug. Malheureusement, les poneys n’eurent pas cette chance et s’enfuirent, espérant échapper à la colère du dragon. Ce dernier fut déçu de ne pas trouver les intrus mais sa colère et sa rancune restaient intactes, il se vengerait.

La compagnie des nains et Bilbo pendant ce temps étaient toujours dans le tunnel et débattaient de ce qu’il fallait faire. Sortir au grand jour – avec les risques associés – ou rester dans le tunnel. Pour en terminer et tâcher de trouver une solution et le point faible du dragon, s’il devait y en avoir un, proposa de retourner dans la salle et d’observer ce que faisait Smaug. C’est ainsi que le dragon engagea la conversation.

Bilbo était invisible mais le dragon pouvait sentir son odeur, l’air qu’il déplaçait et entendre son souffle. Le dialogue mélangea flatterie et malice et Bilbo en vient, s’il ne prononça pas son propre nom, à se dénommer « l’Enfourcheur de tonneaux » et s’en fut bien assez pour que Smaug comprenne que ce « voleur » avait été aidé par les hommes de Bourg-du-Lac. Smaug lui apprit aussi qu’il savait Bilbo accompagné de nains (il avaient mangé 6 poneys et avait senti l’odeur des nains). Pourtant, il ignorait toujours ce qu’était Bilbo, jamais il n’avait senti ni rencontré un Hobbit auparavant…

Mais cela n’empêcha pas Smaug d’instiller le doute dans l’esprit de Bilbo quant à la promesse des nains et des richesses qu’ils pourraient lui attribuer. Pourtant, c’est bien de vengeance dont il était question pour Bilbo et ses compagnons, vengeance pour les souffrances infligées par Smaug mais celui-ci ne fit qu’en rire, se disant invulnérable, protégé sur le dos par sa cuirasse et sur le ventre par les innombrables gemmes incrustées dans sa peau. Il ne savait cependant pas, et Bilbo le vit, qu’il y avait un énorme défaut dans l’armure du dragon : l’aisselle gauche était dénudée et laissait apparaître la peau…

Bilbo s’enfuit de nouveau, pourchassé par le feu du dragon à tel point qu’il fut brûlé et perdit connaissance. A son réveil, il raconta sa discussion avec le dragon – à part son échange sur les intentions des nains – et comment il avait été berné. Mais bien chanceux serait celui qui ne laisserait échapper aucune information lors d’une conversation avec un dragon tant leur malice était grande. Bilbo en était affecté et de fort mauvaise humeur, à tel point qu’il lança une pierre vers la grive qu’il avait déjà vu sur le campement précédemment – il avait l’impression que celle-ci les écoutait.

Une fois encore les amis tentèrent de trouver comment se débarrasser du dragon. C’était une chose de voler une coupe, c’en était une autre de récupérer toutes les richesses et le royaume de Thorïn. Les nains, amoureux et fascinés par toutes ces richesses à portée de main étaient subjugués par leur espérance et mentionnait particulièrement « La Pierre Arcane » comme le plus beau des joyaux au Monde. Thorïn aurait cédé une bonne part son trésor pour la retrouver.

Bilbo ne prêtait pas attention à leur discussion mais fut soudain saisi d’une intuition et demanda urgemment aux nains de s’abriter dans le tunnel et de fermer la porte. Intuition heureuse car le dragon avait quitté son repaire en toute discrétion et s’abattit sur le flan de la montagne où ils étaient réfugiés. Il cracha des flammes, rugit, frappa la pierre de sa puissante queue et c’est tout le flanc de la montagne qui s’effondra, obstruant la sortie du tunnel. Les nains et Bilbo était prisonniers de la montagne…

Mais Smaug ne s’arrêta pas là et se souvint de l’aide que les hommes du Lac apportée aux intrus. Il avait une autre vengeance à assouvir et aller leur rappeler qui était le véritable roi sous la Montagne…

💡Adresse au lecteur💡L'Anneau Unique💡Avidité🧝Balin🧝Bilbo Bessac🧝Bladorthin🗺Bourg-du-Lac💡Cambriole💡Courage inattendu🧝Girion🏢Hommes du Lac💡Humour Tolkienien💡Invisibilité🗺Le Val💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"💡Lien avec “Le Silmarillion”💡Pierre Arcane💡Porte secrèteProvidence💡Retour du roi💡Ruse & intelligence💡Récit dans le récit🧝Smaug🧝Thorin Lécudechesne💡Thorin et Compagnie🧝Thrain🧝Thror💡Transformation de Bilbo💡Trésor de Smaug💡Énigmes de Bilbo (titres énigmatiques face à Smaug)
Chapitre
XIII

XIII. Une absence remarquée

De nouveau, les nains et Bilbo se demandaient que faire et ils restèrent des jours près de la porte du tunnel effondré, ni pouvant se décider d’aucune marche à suivre. Bilbo énonça alors la seule option, il fallait s’enfoncer dans la montagne et sortir du tunnel et conseilla vivement aux nains de l’accompagner.

Tous marchèrent vers la seule sortie possible le plus silencieusement possible. Mais cette fois l’obscurité était totale à tel point que Bilbo tomba de l’ouverture sur le plancher de la salle. Bilbo, toujours invisible grâce à son anneau, scruta les alentours allant même jusqu’à interpeller Smaug mais aucune réponse ne vint. Il finit alors par réclamer de la lumière aux nains et alla fouiller les alentours car il avait aperçu une petite lueur plus loin de la salle qui se révéla être la Pierre Arcane… Bilbo prit la Pierre comme part du trésor promit par les nains mais il avait tout de même l’impression que cela ne s’appliquait pas à la Pierre Arcane. Il poursuivit son exploration pour arriver aux grandes portes, vit de nombreux escaliers et galeries mais point de dragon. Smaug était parti. Bilbo appela les nains, restés à l’abri du tunnel. Toujours effrayés à l’idée d’une apparition du dragon, ils crurent que Bilbo appelait à l’aide et finirent par le rejoindre.

Tous furent alors sidérés par les richesses, les objets ou encore les armes magnifiquement ouvragés et tout heureux de parcourir la salle enfin délivrée de la présence de Smaug. Tous se munirent d’armes et de pièces d’armures et Bilbo se vit offrir une magnifique cotte de mailles tout en mithril, métal très rare et précieux bien plus résistant que le métal, de la part de Thorïn.

Devant l’insouciance des nains face au trésor, Bilbo restait lucide, Smaug ne devait pas être loin et tous prirent peur maintenant de le voir surgir d’un moment à l’autre. Balin proposa de rejoindre un ancien poste de garde, idéalement placé pour observer les environs et suffisamment solide pour leur offrir protection.

Après une marche éprouvante, ils purent prendre un peu de repos dans la salle de garde. Mais rapidement, tous s’interrogeaient : où était passé Smaug ?

💡Adresse au lecteur💡L'Anneau Unique💡Avidité🧝Balin🧝Bilbo Bessac🧝Bombur🗺Bourg-du-Lac💡Cambriole💡Courage inattendu🧝Dori🗺Désolation du Dragon🧝Fili🧝Gloin🏢Hommes du Lac💡Humour Tolkienien🧝Kili🗺Le Val💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"💡Mithril🗺Montagne Solitaire🗺Montcorbeau🧝Oin💡Pierre Arcane💡Porte secrèteProvidence🧝Smaug🧝Thorin Lécudechesne🧝Thrain🧝Thror💡Transformation de Bilbo💡Trésor d'Erebor
Chapitre
XIV

XIV. Feu et eau

En fait de Smaug, celui-ci s’était envolé directement vers la ville de Bourg-du-Lac pour punir les hommes de leur intervention et aide aux nains. Cela se passait pendant que les nains étaient cloîtrés dans le tunnel pendant plusieurs jours avant qu’ils ne se décident à en sortir.

Ainsi Smaug fondit sur la ville, bien décidé à la détruire et décimer ses habitants. Mais Bard, descendant de Girion, Seigneur du Val, qui avait dû fuir à l’arrivée du dragon, sonna l’alarme et Smaug se vit offrir une résistance inattendue.

Smaug fondit sur la ville et incendia quantité de maisons mais pendant ce temps une pluie de flèches tirées par les archers et les hommes de Bard tombaient sur Smaug, sans effet. Elles ne faisaient que rebondir sur sa carapace ou les joyeux incrustés dans son ventre.

Il continuait à survoler la ville et bientôt bon nombre de maisons étaient en flamme. Les habitants commençaient à évacuer dans des barques, au grand bonheur de Smaug qui pourraient les pourchasser à terre et les exterminer. Tous les habitants étaient évacués mais les hommes de Bard et Bard lui-même tenaient bons et continuaient à tirer leurs flèches vers Smaug. Puis Bard fut désormais seul et il ne lui restait qu’une ultime flèche. Il s’apprêtait à la tirer, croyant peut-être à un miracle lorsqu’une vieille grive se posa sur son épaule. Elle chanta et Bard s’aperçut qu’il pouvait la comprendre car elle était d’une très ancienne espèce et lui était de la lignée du Val. Elle lui raconta alors ce que Bilbo avait rapporté aux nains à propos du défaut dans la cuirasse du dragon.

Bard prépara sa dernière flèche et alors que le dragon faisait un autre virage pour incendier plus encore la ville, il visa soigneusement et tira. La flèche transperça Smaug et s’enfonça dans ses entrailles. Le dragon dans un ultime sursaut s’éleva dans les airs puis retomba sur la ville. C’était la fin de Bourg-du-Lac et du Smaug le Doré.

Bard fut loué pour sa bravoure et pour avoir tué le dragon et peu à peu les hommes prirent conscience du désastre. Ils ne furent pas longs à reprocher l’attaque du dragon aux nains qu’ils avaient pourtant aidé, ce à quoi Bard répondit qu’ils avaient probablement été les premières victimes du dragon.

Mais plus rapidement encore certains pensèrent que, le dragon mort, les immenses richesses qu’il gardait étaient maintenant libres et qu’il suffisait de s’en emparer. Mais avant cela, des messagers furent envoyés vers le royaume elfe pour obtenir de l’aide. La ville était en effet détruite et l’hiver approchait rapidement alors qu’ils n’avaient plus de toit ni vivres ou matériels pour survivre.

Avertis par ses propres gens et les oiseaux qui relayèrent la bonne nouvelle, le Roi Elfe accompagnés de nombreux archers et lanciers s’étaient déjà mis en route. Lui-aussi avait conclu que le trésor de Smaug était désormais sans gardien.

Grâce aux elfes et à l’énergie de Bard, les premiers travaux furent organisés pour passer l’hiver et reconstruire la ville, ce qui sauva de nombreuses vies. Mais une grosse part des elfes et tous les hommes capables de se battre partirent pour la Montagne Solitaire pour s’approprier le Trésor…

💡Adresse au lecteur💡Avidité🧝Bard l'Archer🧝Beorn🗺Bourg-du-Lac🧝Le bourgmestre💡Chanson narrative🗺Désolation du Dragon🏢Elfes🗺Esgaroth💡Flèche noire🗺Forêt de Grand'Peur🧝Girion🗺Grand'Peur🧝La grive🏢Hommes du Lac💡Humour Tolkienien🗺Le Val💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"💡Lien avec “Le Silmarillion”🗺Long Lac🗺Montagne SolitaireProvidence💡Retour du roi🗺Rivière Courante🧝Smaug🧝Thorin Lécudechesne🧝Thranduil🧝Thror💡Trésor d'Erebor
Chapitre
XV

XV. L’orage se prépare

Alors que les elfes et les hommes s’approchaient de la Montage Solitaire, le calme demeurait dans les salles du palais de Thorïn, désormais nouveau Roi sous la Montagne. Mais la multitude d’oiseaux dans les airs présageaient quelque chose d’anormal selon les dires de Thorïn.

Puis à leur étonnement la vieille grive vient se poser près d’eux, battit des ailes et chanta comme si elle voulait communiquer avec eux. Les nains et Bilbo comprenaient son intention mais ne pouvaient saisir le sens de son chant. Balin se désola que ce soit une grive ou non un corbeau car il pouvait les comprendre. Alors la grive s’envola dans un cri et revint avec un descendant de la race des corbeaux dont parlait Balin.

Le corbeau les informa de la fin de Smaug mais aussi de l’armée d’elfes et d’hommes qui faisait route vers eux pour s’approprier le trésor. La joie fit place à la méfiance et Thorïn demanda au corbeau de prévenir son cousin Dain dans les Collines de Fer car les nains étaient nombreux, bien armés et les plus proches. Le corbeau promit de le prévenir même s’il ne pouvait dire si c’était une bonne chose.

D’ici à l’arrivée de l’armée, les nains convinrent de fortifier l’entrée du palais et d’inonder les environs. Ils purent même récupérer une partie de leur équipement laissé sur place lors de leur arrivée en bateau. Dotés de vivres, armés et les portes fortifiées, ils pourraient se défendre en attendant l’arrivée de Dain.

L’armée des elfes et hommes arrivèrent sur les lieux et furent fort surpris de se voir interpellés par les nains que tout le monde croyaient morts. Une délégation composée de Bard et d’elfes se présenta ensuite, sans pour autant que Thorïn les accueille plus favorablement. Que voulaient-ils, armés comme ils l’étaient ?

Bard fit valoir ses droits, car une part du trésor de Smaug était issue du pillage du Val, mais demanda également des indemnités pour les destructions du dragon. Ses demandes étaient justes mais l’amour des nains pour les richesses obscurcissaient leur jugement, surtout Thorïn pour qui aucun compromis n’était possible. Elfes et hommes réclamaient un douzième du total du trésor sans quoi les nains seraient considérés comme des ennemis et ne pourraient jamais sortir de leur palais.

A cet ultimatum, Thorïn tira une flèche dans leur direction. Il refusait tout marché ou négociation.

Après tant de mal à entrer dans leur royaume, les nains en étaient maintenant prisonniers. Ce siège, Bilbo ne l’appréciait que fort peu et se demandait comment les choses aller évoluer…

💡Adresse au lecteur💡Avidité🧝Balin🧝Bard l'Archer🧝Bilbo Bessac🧝Bombur🗺Bourg-du-Lac🧝Le bourgmestre🧝Carc💡Chanson narrative🗺Collines de Fer🏢Les corbeaux de la Montagne🧝Dain Pied-d'Acier💡Enchantement de l'or🧝Fili💡Flèche noire🧝Girion🧝La grive💡Humour Tolkienien🧝Kili🗺Le Val💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"💡Lien avec “Le Silmarillion”🗺Montagne Solitaire🗺Montcorbeau💡Pierre ArcaneProvidence💡Retour du roi🗺Rivière Courante🧝Roäc fils de Carc💡Le siège🧝Smaug🧝Thorin Lécudechesne🧝Thrain🧝Thror💡Transformation de Bilbo💡Trésor d'Erebor
Chapitre
XVI

XVI. Un voleur dans la nuit

Les jours passaient et les nains s’occupaient à trier leurs richesses quand Thorïn en vint à parler de la Pierre Arcane de Thrain. Il revendiquait cette pierre et celui qui la trouverait et la garderait pour lui connaîtrait sa vengeance. Bilbo s’abstint de tout commentaire…

Bientôt les nains apprirent par les corbeaux que Dain et plus de cinq cents nains de son peuple étaient à deux jours de marche. C’est à ce moment que Bilbo décida d’agir avant que la guerre n’éclate.

Profitant de son invisibilité, Bilbo quitta le palais et se dirigea vers le camp des assiégeants et demanda à voir les chefs de l’expédition. Il leur apprit que Dain approchait et qu’il voulait éviter le conflit. Pour ça, il avait apporté la Pierre Arcane, prunelle des yeux de Thorïn. Avec elle, Bard et le Roi des Elfes auraient un moyen de négociation même si cela lui coûtait de trahir la confiance des nains. Mais sa décision était mûrement réfléchie et il pensait que c’était là la meilleure chose à faire.

Alors qu’il ressortait de la tente des chefs, il vit un vieil homme assis devant la porte qui n’était autre que Gandalf. Gandalf le félicita de sa décision et lui prédit qu’en fin de compte il se pourrait bien que les choses aillent dans son sens.

Bilbo devait maintenant retourner dans le palais avec les nains. Le lendemain apporterait son lot de nouvelles bien assez tôt…

💡Adresse au lecteur💡L'Anneau Unique💡Avidité🧝Bard l'Archer🧝Bilbo Bessac🧝Bombur💡Cambriole🗺Collines de Fer💡Courage inattendu🧝Dain Pied-d'Acier💡Enchantement de l'or🧝Fili🧝Gandalf💡Guerres entre Nains et Gobelins💡Humour Tolkienien💡Invisibilité🧝Kili🗺Le Val💡La lettre de Thorin💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"💡Lien avec “Le Silmarillion”🗺Montagne Solitaire💡Pierre ArcaneProvidence🗺Rivière Courante🧝Roäc fils de Carc💡Le siège🧝Thorin Lécudechesne🧝Thrain🧝Thranduil💡Trahison et loyauté💡Transformation de Bilbo💡Trésor d'Erebor
Chapitre
XVII

XVII. L’orage éclate

Une nouvelle embrassade des elfes et des hommes se présenta car de nouveaux événements étaient survenus. Les nains crurent qu’il s’agissait de l’arrivée de Dain et de son armée mais, au contraire, Bard produisit la Pierre d’Arcane de Thrain. Thorïn en resta sans voix, surpris et confus mais la colère ne fut pas longue à s’exprimer et traita l’ambassade de voleurs.

Bilbo fit entendre sa voix pour dire que c’était lui qui avait confié la pierre à Bard et au Roi des Elfes. Il s’agissait pour lui du quatorzième du trésor qui lui était promis et entendait agir à sa guise avec sa part.

Thorïn n’eut pas de mot assez fort et ses paroles envers lui et Gandalf furent dures voire injustes après tout ce que Bilbo avait fait. Gandalf se manifesta lui-aussi pour que l’on garde Bilbo sain et sauf.

Alors Thorïn céda et promis de donner un quatorzième du trésor en échange de la Pierre d’Arcane, espérant secrètement qu’il pourrait s’en emparer sans payer grâce à l’armée de Dain. Quant à Bilbo, il le bannit et le renvoya vers ses « nouveaux amis ».

Puis Dain et son armée arrivèrent. Une ambassade de nains demanda des explications quant au siège que tenaient les hommes et les elfes alors que le royaume des nains était rétabli. Mais il n’y eut pas d’accord et les nains, consumés à l’idée que la Pierre d’Arcane ne soit pas détenue par leurs semblables, donnèrent l’assaut. Alors que la bataille allait éclater, une énorme nuage noir de chauve-souris obscurcit le ciel.

Gandalf tonna un cri de tonnerre et de son bâton jaillit un éclair comme de la foudre. Les gobelins étaient sur eux, menés par Bolg, fils de Azog tué par Gandalf, et ils étaient montés sur des loups et des Wargs les accompagnaient.

Ainsi, les hommes, les elfes et les nains s’unirent pour combattre pour leurs vies, pour leurs royaumes, pour la Paix. Avec l’armée des gobelins et celle des Wargs, l’affrontement qui eut lieu fut nommé « La Bataille des Cinq Armées ». Les hommes, elfes et nains tinrent conseil car toute velléité devait disparaître entre eux, l’ennemi commun était les gobelins, et ils étaient bien plus nombreux qu’eux tous réunis…

La Bataille faisait rage, il y eut de nombreuses charges des cinq armées qui s’affrontèrent dans la vallée et la coalition n’était pas sûre de l’issue de la Bataille. Mais vint Thorïn qui chargea avec ses compagnons, appelant ses semblables à lui et ils firent des dégâts dans les rangs des gobelins. Mais d’assaillants, les nains devinrent assaillis et la situation empirait. Les gobelins étaient trop nombreux, trop forts. Avant longtemps la Porte de la forteresse naine serait prise et cela signerait la Fin.

Bilbo n’était pas vraiment un guerrier et n’aurait eu aucune utilité sur le champ de bataille. Il avait enfilé son Anneau pour éviter tout mauvais coup et se tenait non loin des archers elfes sur les hauteurs. Mais il avait la vue perçante et tout à coup il vit un espoir approcher, les Aigles arrivaient ! Il criait, sautait et agitait les bras, encore invisible, et si les elfes ne le virent pas, ils l’entendirent et reprirent son cri : « Les Aigles ! Les Aigles ! Les Aigles arrivent ! ».

Bilbo continuait de crier mais une pierre tomba du haut de la colline et le frappa durement sur le casque. Il perdit connaissance et ne vit plus rien…

💡Adresse au lecteur🧝Les Aigles du Nord💡L'Anneau Unique💡Avidité🧝Azog🧝Balin🧝Bard l'Archer💡Bataille des Cinq Armées🧝Bilbo Bessac🧝Bolg du Nord🧝Bombur💡Cambriole💡Chanson narrative🧝Chauves-souris🗺Collines de Fer🏢Les corbeaux de la Montagne💡Courage inattendu💡Le côté Touc🧝Dain Pied-d'Acier🏢Elfes💡Enchantement de l'or🧝Fili💡Flèche noire🧝Gandalf🏢Gobelins💡Guerres entre Nains et Gobelins🗺Mont Gundabad🏢Hommes du Lac💡Humour Tolkienien💡Invisibilité🧝Kili🗺Le Val💡La lettre de Thorin💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"💡Lien avec “Le Silmarillion”💡Mithril🗺Montagne Solitaire🗺Montagnes de Brume🗺Montcorbeau🗺Moria💡Pierre ArcaneProvidence💡Retour du roi🧝Roäc fils de Carc💡Le siège🧝Thorin Lécudechesne🧝Thranduil💡Trahison et loyauté💡Transformation de Bilbo💡Trésor d'Erebor🧝Wargs
Chapitre
XVIII

XVIII. Le voyage de retour

Bilbo revint à lui et lui sembla-t-il, la victoire était à eux car il pouvait voir des elfes aux alentours. En tout cas, il se félicita d’être toujours vivant. Il rencontra bientôt un homme qui était à sa recherche et il fut conduit à Gandalf. Ce dernier fut bien heureux de le voir et Bilbo put voir qu’il était blessé et que rares étaient ceux qui était sortis indemnes de la bataille. Mais les nouvelles n’étaient pas bonnes car Bilbo fut conduit à Thorïn qui se mourrait. Ils purent échanger quelques mots puis Thorïn rendit son dernier souffle. Kili et Fili eux-aussi étaient tombés au combat en protégeant Thorïn de leurs corps.

Plus tard, Bilbo apprit comment ils avaient obtenu la victoire grâce aux Aigles qui avaient surgi et précipité les gobelins du haut des sommets. Mais le renfort des Aigles n’aurait pas suffit sans l’apparition de Beorn, sous sa forme d’ours et dans sa colère, il paraissait gigantesque. Il fit des ravages dans les rangs des gobelins et c’est lui qui tua le chef des gobelins. Face à cette perte les gobelins rompirent le combat et s’éparpillèrent dans leur fuite. Pourchassés, il y eu peu de rescapés dans leur camp.

Sur la poitrine de Thorïn, Bard déposa la Pierre Arcane tandis que le Roi des Elfes posa l’épée elfique, Orcrist, qu’il lui avait confisqué lors de son emprisonnement.

Dain fit sa demeure de la forteresse sous la Montagne et en devint le Roi. Il fut bientôt rejoint par de nombreux nains et le Royaume retrouva de sa splendeur.

Vint la question du partage du trésor. Bard en reçut une part pour réparation des dégâts (dont il distribua lui-même une large part) mais Bilbo refusa toute récompense, il n’en avait pas besoin et craignait d’attirer l’envie et la guerre sur ses pas. Il finit par n’accepter que deux petits coffres, un rempli d’or et l’autre d’argent.

L’heure étaient maintenant aux adieux car Bilbo se languissait de rentrer chez lui. Les gorges étaient nouées au moment de la séparation mais Bilbo prit enfin la route du retour, sous les auspices des vœux des uns et des autres.

Bilbo et Gandalf chevauchèrent derrière le Roi des Elfes et sa troupe, bien amoindrie, et derrière eux venait Beorn qui avait repris forme humaine. Il riait et chantait car le danger était maintenant écarté.

Les deux amis quittèrent les elfes puis Beorn les accompagna jusqu’à sa demeure. Là, ils restèrent quelque temps et festoyèrent de nombreuses fois car les hommes de toute la région étaient invités par Beorn. Les gobelins avaient disparu de même que les Wargs et les hommes pouvaient voyager sans crainte désormais. Beorn devint le chef de la Région et sa lignée se poursuivit. Le pouvoir de ses descendants de se transformer perdura.

Le printemps venu, Bilbo et Gandalf décidèrent qu’il était temps de se mettre en route à nouveau…

💡Adresse au lecteur🧝Les Aigles du Nord💡Ami des elfes💡L'Anneau Unique💡Avidité🧝Balin🧝Bard l'Archer💡Bataille des Cinq Armées🧝Beorn🗺Maison de Beorn🧝Bilbo Bessac🧝Bifur🧝Bofur🧝Bolg du Nord🧝Bombur🧝Le bourgmestre💡Cambriole💡Chanson narrative💡Courage inattendu💡Le côté Touc🧝Dain Pied-d'Acier🧝Dori🧝Dwalin🏢Elfes💡Enchantement de l'or🧝Fili🗺Forêt de Grand'Peur🧝Gandalf🧝Gloin🏢Gobelins🗺Grand'Peur💡Guerres entre Nains et Gobelins🏢Hommes du Lac💡Humour Tolkienien💡Invisibilité🧝Kili🗺Le Val💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"💡Lien avec “Le Silmarillion”💡Mithril🗺Montagne Solitaire🗺Montagnes de Brume🗺Montcorbeau💡Mort héroïque💡Métamorphose🧝Nori🧝OinOrcrist🧝Ori💡Pierre ArcaneProvidence💡Retour du roi🗺Rivière Courante🗺Les grand'salles de l'Attente🧝Thorin Lécudechesne🧝Thranduil💡Trahison et loyauté💡Transformation de Bilbo💡Trésor d'Erebor🧝Wargs
Chapitre
XIX

XIX. La dernière étape

Gandalf et Bilbo contemplèrent à nouveau la vallée de Fendeval. La demeure d’Elrond était proche maintenant où ils pourraient se reposer du voyage avant leur dernière étape. L’accueil des elfes fut enthousiaste et Gandalf se fit un plaisir de raconter les détails de leurs aventures même s’ils savaient déjà que Smaug était tombé.
C’est à cette occasion que Bilbo apprit le motif du départ de Gandalf avant qu’ils n’entrent dans la forêt de Grand’Peur. Il avait participé à un conseil des magiciens blancs et décision avait été prise de chasser le Nécromancien de son repaire dans le sud de la forêt. Avant longtemps, la Grand’Peur ne mériterait plus son nom. Gandalf, tout comme Elrond, regrettait cependant que la menace du Nécromancien ne soit pas écartée pour toujours.
Bilbo profita d’un repos et de l’atmosphère que seule la Maison d’Elrond pouvait offrir. Il apprécia la semaine qu’il y passa mais il lui tardait de retrouver le Comté et son trou. Gandalf et lui reprirent la route en passant par les endroits qu’ils avaient fréquentés à l’aller. Les Trolls étaient toujours au même endroit, évidemment, toujours de pierre. Ils en profitèrent pour déterrer l’or des trolls qu’ils avaient trouvé dans leur caverne. Ajoutés aux deux petits coffres reçus des nains, ce sont là finalement toutes les richesses dont Bilbo profita lors de ses aventures avec les nains.
Le mois de juin était maintenant éclos et Bilbo aperçut enfin les frontières de son pays natal. Il était rentré, enfin. Mais Bilbo et Gandalf arrivèrent dans une relative agitation qui secouait le Comté. Une vente aux enchères était en cours qui avait pour but de vendre tous les meubles, décorations et autres effets de de Cul-de-Sac, Bilbo ayant disparu depuis maintenant un an et déclaré mort. Il faut le bien le dire, son retour provoqua un certain émoi ! Surtout auprès de ceux qui convoitait depuis longtemps sa belle demeure…
En fin de compte, Bilbo eut le plus grand mal à récupérer ses affaires et dut les racheter à ceux qui avaient emporté les enchères. Ce retour à l’improviste causa un grand tort à sa réputation en se voyant taxé par exemple « d’excentrique », ce qui n’était pas un trait de caractère qu’appréciaient les hobbits. Mais qu’importe pour Bilbo car il avait retrouvé sa tranquillité et restait l’ami des elfes, des nains, de Gandalf et de toute autre personnage qui pouvait passer par le Comté, au grand dam du reste des hobbits (à part peut-être les Touc).
Quelques années plus tard, Bilbo entreprit de rédiger ses mémoires qu’il devait appeler « Un aller et retour : les vacances d’un hobbit ». Alors qu’il y travaillait à son bureau, il reçut la visite de Gandalf et de Balin. Ils parlèrent de leurs aventures et échangèrent toutes les nouvelles de la Montagne qu’il y avait à savoir. Bard avait rebâti la ville au Val et bon nombre d’hommes alentour s’étaient joins à lui. Toute la vallée s’était enrichie et la Désolation de Smaug n’était maintenant plus qu’un mauvais souvenir. Bourg-du-Lac avait été également reconstruite. Désormais, l’amitié régnait entre les elfes, les nains et les hommes.

💡Adresse au lecteur📚Un aller et retour : les vacances d'un hobbit💡Ami des elfes💡L'Anneau Unique💡Avidité🧝Balin🧝Bard l'Archer🧝Bilbo Bessac🧝Les Bessac-Descarcelle🗺Bourg-du-Lac🧝Le bourgmestre💡Cambriole💡Chanson narrative📚Chants de Bilbo🗺Cul-de-Sac💡Le côté ToucDard (couteau elfique)🗺Désolation du Dragon🏢Elfes🧝Elrond💡Enchantement de l'or💡Excentricité🗺Fendeval🗺Forêt de Grand'Peur🧝Gandalf🗺Grand'Peur🏢Hommes du Lac💡Humour Tolkienien💡Invisibilité🗺La Colline🗺Le Val💡Lien avec "Le Seigneur des Anneaux"💡Lien avec “Le Silmarillion”🏢Le Conseil des Magiciens Blancs💡Mithril🗺Montagne Solitaire🧝Nécromancien💡L'or des trollsProvidence💡Retour au foyer🗺Rivière Courante💡Transformation de Bilbo🧝Trolls💡Trésor d'Erebor
Chapitre

Carte II

La carte de La Contrée Sauvage.
A
Tolkien s'adresse directement au lecteur — "Comme vous le savez sans doute…"I
Tolkien commente les géants de la montagne — aparté narratifIV
Narrateur ignorant assumé — « Donc en définitive, comme vous le voyez », « Je n'ai jamais su ce qui était arrivé au chef des gardes »X
« Heureusement pour lui, ce n'était pas le cas, comme vous le verrez » — narrateur préfigureXI
Digressions du narrateur — « les nains ne sont pas des héros », commentaire sur le courage de Bilbo avant Smaug, clin d'œil sur les aventures déjà connues du lecteurXII
Note du narrateur sur le cram — « Si vous voulez savoir ce qu'est le cram, tout ce que je peux vous dire est que je n'en connais pas la recette », digression complice typique du HobbitXIII
Pivot narratif explicite — « Donc, si vous souhaitez, comme les nains, avoir des nouvelles de Smaug, il vous faut revenir à cette soirée où le dragon détruisit la porte », bascule du point de vue de la Montagne vers Esgaroth deux jours auparavantXIV
Pivot symétrique au ch. XIV — « Revenons maintenant à Bilbo et aux nains », ainsi que digression complice du narrateur (« en cela, il [Bilbo] se trompait lourdement », « Puisqu'une partie des événements vous sont déjà connus »)XV
Note métatextuelle de Bilbo lui-même — « d'après une lettre que je crois avoir conservée, fort heureusement d'ailleurs », façon hobbit de jouer le naïf avec le lecteurXVI
Tutelle métatextuelle du narrateur — « Voici le récit des événements qui y conduisirent », ralentit pour exposer la généalogie de la haine gobeline, formule récurrente (« Gandalf aussi, je dois le dire, était assis là »), guide la lecture comme un chroniqueurXVII
Narrateur qui rythme le récit — « ce qui me laisse le temps de vous faire un bref récit des événements », « croyez-le ou non », « je dois le dire » à propos de Gandalf assis sur Montcorbeau, accompagnateur métatextuel jusqu'à la finXVIII
Tutelle métatextuelle jusqu'à la dernière page — « au gué sous la haute berge, dont vous vous souvenez peut-être », « Puisque toutes les choses ont une fin, même cette histoire », « voyez-vous », « C'est que », narrateur qui prend congé du lecteur en douceurXIX
Aigles (les)2XVIIXVIII
Sauveurs providentiels — « rangée après rangée, en une nuée qui devait rassembler toutes les aires du Nord », apparaissent au coucher du soleil dans la déchirure des nuages, repérés par la vue perçante de Bilbo, leur cri « Les Aigles ! Les Aigles ! » résonne dans toute la valléeXVII
Réseau de vigilance et délivrance — réunis depuis longtemps autour du Grand Aigle des Montagnes de Brume car « soupçonnaient depuis longtemps qu'un rassemblement avait lieu chez les gobelins », arrivés « sur un vent de tempête », délogent les gobelins des hauteurs « jetés dans des précipices ou repoussés vers l'adversaire dans l'affolement et la confusion », couronnés d'or par Dain qui leur jure une amitié éternelleXVIII
Aigles, Aire des1VI
Les corniches inaccessibles — plateformes rocheuses où les aigles déposent la Compagnie pour la nuitVI
Aigles, Seigneur des2VIVII
Le chef des aigles des Montagnes — déclenche le sauvetage, ami de Gandalf qu'il a jadis sauvé d'une flècheVI
L'adieu sur le Carroc — formules d'usage, lien d'amitié avec Gandalf, futur Roi de Tous les OiseauxVII
Aller et retour (Un)1XIX
Le livre dans le livre — titre que Bilbo songe à donner à ses mémoires (« Un aller et retour : les vacances d'un hobbit »), métatextualité tolkienienne explicite faisant du Hobbit lui-même le journal du personnage, occupation de la vieillesseXIX
Ami des elfes2XVIIIXIX
Titre solennel conféré à Bilbo — Thranduil le nomme « ami des elfes » avec bénédiction (« Que votre ombre ne faiblisse jamais — ou voler serait trop facile ! »), distinction tolkienienne majeure (Elendil, Eärendil, plus tard Aragorn) conférée en échange du collier d'argent et de perles offert par Bilbo en compensation tardive du pain et du vin pris au ch. IXXVIII
Titre tolkienien permanent malgré la disgrâce sociale — « il demeura à jamais un ami des elfes, et fut toujours considéré avec honneur par les nains, les magiciens et autres étranges personnages qui passèrent par là », fondement durable d'une appartenance supérieure au monde mythique qui dépasse la respectabilité hobbit perdue dans le voisinageXIX
Providence — trouvé par hasard dans le noirV
Invisibilité — Bilbo utilise l'Anneau pour ne pas être vuVI
Invisibilité — outil central de la survieVIII
Ruse et intelligence — l'invisibilité comme outil de l'évasionIX
Argument des nains pour envoyer Bilbo — « Il a son anneau d'invisibilité, il devrait être au sommet de son art »XI
Mise au doigt avant la descente — « se faire plus silencieux qu'un hobbit »XII
Outil rendu inutile par l'obscurité totale — Bilbo le glisse à son doigt avant de descendre mais constate « les ténèbres étaient totales, ils étaient tous invisibles, avec ou sans anneau »XIII
Outil de l'escapade nocturne — Bilbo le « passa à son doigt » dès que Bombur fut parti, descente invisible le long de la corde, retiré au moment opportun pour surgir devant les elfes (« je suis ici, si vous me cherchez ! »)XVI
Protection minimale pendant la bataille — Bilbo l'enfile dès le déclenchement des hostilités, « ne constitue pas une protection sûre au milieu d'une charge de gobelins, et n'arrête pas non plus les flèches et les lances égarées », mais évite à sa tête d'être prise pour cibleXVII
Source du quiproquo final — Bilbo l'a oublié à son doigt au réveil, l'homme envoyé pour le chercher entend sa voix mais ne le voit pas (« Quelle est cette voix qui surgit au milieu des pierres ? »), retiré en hâte (« Cette invisibilité a ses inconvénients, après tout »)XVIII
Secret jalousement gardé — « son anneau magique resta un grand secret, car il s'en servait principalement pour échapper aux visiteurs indésirables », usage domestique et trivial du seul objet véritablement dangereux du livre (préfiguration sourde du SdA)XIX
Araignées de la Forêt Noire1VIII
La colonie de monstres parlants — pendent les nains comme des paquets, raillées par Bilbo qui les attire à distanceVIII
Auberge du Dragon Vert1II
Point de ralliement de la Compagnie — lieu fixé par le message de Thorin pour 11 heuresII
Aventure5IVIVIIVIIIIX
Le mot-pivot du chapitre — ce que les Bessac fuient et que Gandalf « envoie » à BilboI
L'aventure qui tourne mal — « tomber de la poêle dans le feu », gobelins échappés, loups au pied des arbresVI
Récit dans le récit — Beorn écoute l'histoire de la CompagnieVII
L'épreuve qui révèle Bilbo — il devient celui que les nains regardent pour le plan, « cran et chance » reconnusVIII
L'aventure prise en main — Bilbo seul concepteur, treize prisonniers délivrés ; « Gandalf disait vrai, comme d'habitude »IX
Moteur politique de l'accueil — foule rêvant de richesses, bourgmestre attiré par « le commerce, les péages, les cargaisons et l'or », chansons déjà tournées vers les cargaisons à venirX
Bilbo ensorcelé puis libéré du désir de l'or — Thorin envoûté par le souvenir de la Pierre Arcane, contraste entre les deux personnagesXII
Réveil de la flamme du cœur des nains face au trésor — « quand le cœur d'un nain, aussi noble soit-il, ressent l'appel de l'or et des joyaux, il s'enhardit tout à coup et il peut être redoutable », oubli de toute crainte et même de toute prudence, Bilbo seul reste lucideXIII
Pensée du trésor sans gardien qui « redonne courage » aux rescapés — passe du Bourgmestre fuyard à Bard sidéré (« il devint tout à coup silencieux »), du Roi elfe (« à quelque chose malheur est bon »), aux gobelins qui délibèrent dans leurs cavernes — toute la géopolitique s'embrase à la nouvelleXIV
Paroxysme triple — Thorin obsédé par la Pierre Arcane et l'or, peuple d'Esgaroth qui réclame « avant même la requête de Bard » sa part du trésor (rumeur contagieuse du ch. XIV qui culmine ici), Roi elfe en marche « non plus n'avait pas oublié » les légendaires richesses de ThrorXV
Contre-exemple par Bilbo — au moment où Thorin proclame que la Pierre vaut « plus à elle seule qu'une rivière d'or », Bilbo la donne sans réclamer compensation, contraste éclatant entre l'enchantement nain et la mesure hobbitXVI
Paroxysme tragique et bascule — Thorin manigance pour récupérer la Pierre Arcane sans payer en utilisant l'armée de Dain, nains de Dain « consumés tout entiers » par l'idée de la Pierre chez les assiégeants, assaut lancé sans avertissement « pendant que Bard et ses amis délibéraient »XVII
Renoncement explicite de Bilbo — refus d'emporter sa part complète (« je suis soulagé. Comment aurais-je bien pu ramener tout ce trésor chez moi, sans m'attirer constamment guerre et massacre ? »), modestie hobbit posée en contre-modèle du dragon-sickness des ch. XV-XVIIXVIII
Contraste final entre Bilbo et le Bourgmestre — Bilbo dépense son or « en cadeaux, parfois utiles, parfois extravagants », tandis que le Bourgmestre « succomba au mal du dragon, et s'enfuit en emportant la plus grande partie de l'or, et mourut de faim dans la Désolation », sentence morale finale en deux destins opposésXIX
Azog2IXVII
Gobelin — meurtrier de Thror dans les mines de la MoriaI
Père de Bolg tué jadis par Dain en Moria — racine historique de la haine gobeline contre les nains, fournit le motif de vengeance qui amène l'armée du Nord à fondre sur la Montagne au moment crucialXVII
B
Le guetteur de la Compagnie — repère la lueur des trolls, premier à s'avancer et premier capturéII
Témoin de la chute d'Erebor (« compagnon de Thorin le jour de la venue du Dragon ») — désespoir face à la porte closeXI
Seul nain à accompagner Bilbo une partie du chemin — fidèle guetteur pris d'affection pour le hobbitXII
Guide expérimenté et prudent — connaît le poste de garde sud-ouest, autocritique sur la chute du royaume (« on accorda trop de libertés aux gardes, peut-être »)XIII
Mémoire des temps anciens — distingue corbeaux et corneilles, raconte l'amitié Carc/peuple de Thror, identifie l'arrivée de l'armée au sud (« Les voici ! Et leur campement est considérable »)XV
Compagnon de la sortie héroïque — fait partie des nains de Thorin évoqués par Bilbo dans son monologue désespéré (« et de perdre ce pauvre vieux Bombur, et Balin, et Fili et Kili »), avait honteux le départ de Bilbo banniXVII
Doyen de la compagnie survivante — porte-parole des adieux, invitation à revenir (« Si jamais vous revenez nous voir, quand nos salles auront retrouvé leur splendeur d'autrefois, ce sera vraiment un somptueux festin ! »), garde de la mémoire des compagnons mortsXVIII
Visiteur final apporteur de bonnes nouvelles — vient avec Gandalf chez Bilbo quelques années après, barbe « plus longue de plusieurs pouces », ceinture « ornée de pierreries d'une magnificence toute particulière », rapporte la reconstruction du Val et du Bourg-du-Lac (« il semblait qu'elles allaient très bien »)XIX
Bard l'Archer6XIVXVXVIXVIIXVIIIXIX
Naissance du héros — capitaine d'archers à la voix sévère taxé de prophète de malheur (« inondations, poissons empoisonnés »), descendant de Girion seigneur du Val (« sa femme et son enfant s'étaient enfuis jadis par la Rivière Courante »), abat Smaug avec la flèche noire héritée, ressurgit vivant des eaux acclamé roi, refuse provisoirement la couronne pour aider à reconstruire mais retient les mots du BourgmestreXIV
Diplomate ferme et juste — descendant légitime de Girion qui plaide trois causes (sa flèche, l'héritage du Val, les souffrances d'Esgaroth), reconnaît ne pas être un voleur, refuse de renvoyer le Roi elfe (« Le Roi elfe est mon ami »), conclut par une mise en garde grave (« Vous aurez le temps de ravaler vos paroles »)XV
Diplomate sévère reconnaissant — accueille Bilbo avec curiosité, exprime la dureté envers Thorin (« Quelqu'un d'aussi borné mérite de mourir de faim »), reçoit la Pierre Arcane « médusé », pose la question morale (« Mais comment se fait-il qu'elle soit vôtre ? »), salue Bilbo « avec honneur » à son départXVI
Diplomate ferme et chef de guerre — apporte la Pierre Arcane au Val (« Votre bien vous sera rendu en échange du nôtre »), tactique militaire de couverture des éperons, défend Bilbo bannit (« D'ici là, nous gardons la pierre »), lance l'ordre de positionnement (« À la Montagne ! Mettons-nous en position pendant qu'il en est encore temps ! »), commande l'éperon est jusqu'au reflux des gobelinsXVII
Pacificateur et redistributeur — dépose la Pierre Arcane sur la poitrine de Thorin (« Qu'elle reste ici jusqu'à ce que la Montagne s'écroule ! Puisse-t-elle être un gage de bonheur et de prospérité pour tous les siens »), reçoit le quatorzième du trésor, en redistribue beaucoup au bourgmestre du Lac, donne les émeraudes de Girion à Thranduil, offre à Bilbo « rien de moins que la plus généreuse des récompenses »XVIII
Roi-bâtisseur du Val — « avait rebâti la ville au Val, et des hommes venus du Lac, du Sud et de l'Ouest s'étaient joints à lui », accomplit la prospérité retrouvée (« la désolation était désormais remplie d'oiseaux et de fleurs au printemps, et de fruits et d'abondance à l'automne »)XIX
Bataille des Champs Verts1I
Le précédent héroïque hobbit — récit enchâssé de l'exploit de Fiertaureau ToucI
Bataille des Cinq Armées2XVIIXVIII
L'événement central — « Ainsi s'ouvrit une bataille que personne n'avait prévue : elle fut appelée la Bataille des Cinq Armées, et fut réellement terrible », cinq armées en présence (Gobelins et Loups Sauvages d'un côté ; Elfes, Hommes et Nains de l'autre), exposition généalogique remontant à la chute du Grand Gobelin et à Azog, plan d'attirer dans la vallée, succession de vagues offensives jusqu'à la sortie héroïque de ThorinXVII
Récit rétrospectif de la victoire — flash-back narratif que Bilbo apprend après son réveil, articule l'intervention des Aigles depuis les hauteurs puis celle de Beorn-ours qui tue Bolg, bascule finale grâce à ces deux renforts surnaturels, trois quarts des gobelins anéantis, « les montagnes connurent la paix pendant de longues années »XVIII
Belleau1II
Le village du rendez-vous — l'Auberge du Dragon Vert où la Compagnie attend BilboII
Animaux pensants — serviteurs enchantésVII
Rumeur de la mort de Smaug — « Beorn dans sa maison en rondins l'avait entendue », trace de l'écho géographique de l'événement jusqu'aux pinèdes des Montagnes de BrumeXIV
Sauveur in extremis et chef du Nord — apparu seul sous forme d'ours à la taille gigantesque, « son rugissement rappelait tambours et canons », écarte loups et gobelins « comme s'ils étaient faits de plume et de paille », sauve le corps de Thorin transpercé de lances, tue Bolg en l'écrasant ; reprend forme humaine sur le chemin du retour (« riait et chantait d'une voix forte »), héberge Bilbo et Gandalf pour la Mi-Hiver, devient « un grand chef de ces régions, gouverne de vastes terres entre les montagnes et la forêt »XVIII
Beorn, Maison de2VIIXVIII
La maison de bois dans les chênes — grande salle au foyer central, animaux serviteurs, ruches géantes au jardinVII
Refuge hivernal et foyer de réjouissances — Mi-Hiver « chaude et agréable », hommes des quatre coins du pays festoyant sur invitation, jardins printaniers « pas moins merveilleux qu'au cœur de l'été »XVIII
Identité du hérosI
Héros réticent — court après les nains en pyjamaII
Jeu de mots — Bilbo évite de donner son nom à GollumV
Courage inattendu — Bilbo se révèle aux AiglesVI
Transformation — Bilbo baptise Dard, agit seulVIII
Ruse et intelligence — Bilbo invisible orchestre toutIX
Aigreur et mise à l'écart — réveille les nains avec sarcasme, n'est pas mentionné dans les chants, « berci beaugoup » sous son rhumeX
Émancipation du hobbit — moral supérieur aux nains, initie la quête de la porte, découvre le sentier, comprend au crac de la grive, songe avec nostalgie à la ComtéXI
Cambrioleur accompli — vole la coupe puis revient flatter le dragon pour repérer le défaut de la cuirasse (aisselle gauche « dénudée comme un escargot »), pressentiment qui sauve la compagnieXII
Courage inattendu et lucidité du cambrioleur — « son cœur s'allégea », troisième descente dans le tunnel sur la foi de proverbes paternels (« Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir »), vol secret de la Pierre Arcane (« Maintenant, je suis réellement un voleur ! »), rappel à la prudence des nains envoûtés par le trésorXIII
Témoin lucide et désenchanté — espère que « toute cette affaire soit résolue dans la paix » contre l'avidité naine, oublié par tous (« personne n'en fit jamais mention »), conscient que sa découverte du défaut de Smaug n'est plus reconnue, plaintes pragmatiques (« L'odeur du dragon empeste, et tout ce cram commence à me rester sur l'estomac »)XV
Le cambrioleur honnête en plein acte de conscience — porte la Pierre Arcane comme oreiller, conçoit son plan en silence sous la malédiction de Thorin, prend le tour de garde de Bombur par ruse bienveillante, traverse seul dans la nuit, plaide les revendications elfes-hommes comme un juge (« je ne demande qu'à examiner soigneusement chacune de vos revendications »), donne la Pierre Arcane (« Je suis peut-être un cambrioleur — à ce qu'on dit ; personnellement, je n'en ai jamais été réellement convaincu —, mais un cambrioleur honnête, j'espère »), refuse l'asile par loyautéXVI
Témoin et acteur secondaire d'une bataille épique — assume publiquement avoir donné la Pierre Arcane (« Je le leur ai donné ! » d'une voix fluette), retourne à Thorin le contrat (« vous me voyez très embêté, vous vous rappellerez peut-être m'avoir dit que je pourrais choisir mon quatorzième »), bannissement assumé avec dignité (« Peut-être nous retrouverons-nous un jour dans l'amitié »), enfile l'anneau dès le combat, monologue désespéré du défaitiste (« la défaite pouvait être glorieuse. Elle semble bien désagréable »), cri prophétique des Aigles assommé par une pierreXVII
Survivant lucide et hobbit redevenu lui-même — réveil seul sur Montcorbeau (« je ne figure pas encore parmi les héros morts au combat »), retrouvailles avec Gandalf (« Bessac ! Vous voilà sain et sauf »), pleurs solitaires après la mort de Thorin (« il pleura jusqu'à en avoir les yeux rouges »), autocritique honnête (« Tu es un imbécile, Bilbo Bessac, et tu as causé un gros gâchis en essayant de monnayer cette pierre »), refus de la grande récompense (« Comment aurais-je bien pu ramener tout ce trésor chez moi, sans m'attirer constamment guerre et massacre ? »), acceptation des deux petits coffres, reçu « Bilbo le Magnifique » par le Roi elfeXVIII
Hobbit revenu autre — sommeille pendant que Gandalf raconte chez Elrond, plaisante avec les elfes qui le réveillent (« Quelle heure est-il d'après la lune ? Votre berceuse aurait de quoi réveiller un gobelin ivre ! »), récite spontanément le poème de la Route au sommet de la Colline (« La route se poursuit toujours »), retour scandaleux pendant la vente aux enchères, perd réputation et cuillers mais demeure heureux, devient l'oncle excentrique et poète des neveux Touc, rédige « Un aller et retour : les vacances d'un hobbit »XIX
Bessac, Bungo2III
Père de Bilbo — bâtisseur de Cul-de-Sac, incarnation du côté casanier et respectableI
Le père absent invoqué — le narrateur imagine son regard navré sur Bilbo en capuchon trop grandII
Bessac-Descarcelle (les)1XIX
Cousins âpres et frustrés — « en étaient à mesurer les pièces de sa maison pour voir si leurs meubles y rentreraient », refusent toujours d'admettre que celui qui est revenu est l'authentique Bilbo (« car ils auraient vraiment aimé emménager dans son luxueux trou de hobbit »), suspectés du vol des cuillers d'argent, ne furent « plus jamais en bons termes avec lui »XIX
Bifur2IIXVIII
Nain de la Compagnie — se débat « comme un forcené » dans le sac des trollsII
Survivant nommé dans la formule des adieux — appelé avec Bofur et Bombur dans la dernière énumération de la compagnieXVIII
Bladorthin1XII
Grand roi mort — lances aux fers passés trois fois à la forge, jamais livrées ni payéesXII
Bofur2IIXVIII
Nain de la Compagnie — capturé et empilé près du feu avec ses compagnonsII
Survivant nommé dans la formule des adieux — appelé avec Bifur et Bombur dans la triade des cousinsXVIII
Chef des gobelins venu venger son père — « Bolg du Nord arrive, ô Dain ! vous qui avez tué son père [Azog] en Moria », à la tête d'une armée massée depuis la chute du Grand Gobelin au mont Gundabad, garde rapprochée de gobelins géants armés de cimeterres d'acier, déferle sur la compagnie de Thorin « comme la mer sur une falaise de sable »XVII
Chef des gobelins écrasé par Beorn — la « garde rapprochée » dispersée, Bolg lui-même renversé et écrasé, sa mort jette « la consternation chez les gobelins, qui s'enfuirent dans toutes les directions »XVIII
Le nain gros et lourd — reproche à Bilbo son vol à la tire intempestifII
Sortie inconscient du tonneau — le plus mal en point avec Dwalin et BalinX
Refuse l'escalade — « Je suis trop gros pour d'aussi folles grimpées »XI
Plainte pragmatique du nain affamé — « Il y a peut-être à boire, mais je ne vois rien à manger. Un dragon aurait de quoi être affamé dans un endroit pareil »XIII
Dissident silencieux face à la guerre — l'un des rares (avec Fili et Kili) à ne pas approuver Thorin après l'ultimatum, sympathie tacite pour la voie pacifiqueXV
Sentinelle gourmande et naïve — confie son tour de garde à Bilbo en grognant contre Thorin (« si jamais il y a eu un nain au cou raide, c'est bien lui »), rêve de boisson forte et de lit douillet, s'endort facilement « depuis sa mésaventure dans la forêt », accepte les remerciements de Bilbo sans soupçonXVI
Compagnon parmi les défenseurs de la Porte — sa figure rondelette apparaît dans la liste émue de Bilbo (« perdre ce pauvre vieux Bombur ») au moment où la défaite paraît certaineXVII
Le gros nain bien vivant — fait partie des dix survivants de la compagnie originelle (rappelé avec affection par Bilbo dans son monologue désespéré du ch. XVII), salué dans la formule rituelle finaleXVIII
Bourg-du-Lac7XXIXIIXIIIXIVXVXIX
Ville sur pilotis dans l'ombre du dragon — vestiges sous l'eau d'une cité plus grandioseX
Escorte qui fuit dès la tombée de la nuit — refuse de rester dans l'ombre de la MontagneXI
Cible désignée — Smaug file droit au sud vers la Rivière CouranteXII
Évoqué via le cram — « préparation des Hommes du Lac, exprès pour les longs voyages », trace d'une civilisation vivante au-delà de la désolationXIII
Cible de Smaug détruite puis ressuscitée — pont coupé pour résister, ville incendiée et effondrée, foule rescapée sur la rive occidentale, projet de reconstruction « plus belle et plus vaste encore » mais déplacée plus au nord par crainte des eaux où gît le dragonXIV
Ville détruite cause de revendications — Bard rappelle que « dans son dernier assaut, Smaug a détruit les maisons des habitants d'Esgaroth », demande compensation pour la souffrance et la misère du peupleXV
Cité reconstruite et prospère — « Le Bourg-du-Lac était reconstruit, et plus prospère que jamais », beaucoup de richesses sillonnant la Rivière Courante, amitié régnant entre elfes, nains et hommesXIX
Bourgmestre5XXIVXVXVIIIXIX
Homme de commerce et de péages hostile aux vieilles chansons — tiraillé entre Roi elfe et volonté populaire, espère secrètement que Smaug se débarrassera des nainsX
Politique consommé et lâche — fuit sur « son grand bateau doré » pendant l'attaque, attaqué par la foule au lendemain, retourne magistralement la colère populaire contre les nains par un discours rhétorique calculé (« Qui est allé tirer le dragon de sa torpeur ? »), reste à Esgaroth pendant que Bard part en guerre, dresse les plans de la nouvelle villeXIV
Mentionné en creux — Roäc déconseille de s'y fier (« vous ne vous fierez pas au bourgmestre des Hommes du Lac, mais plutôt à celui qui a décoché la flèche qui a tué le dragon »), Bard agit toujours « au service de leur bourgmestre »XV
Récipiendaire de l'or de réparation — « De ce trésor, Bard envoya beaucoup d'or au bourgmestre du Lac », destiné à reconstruire EsgarothXVIII
Fin lamentable par mal du dragon — « Bard lui avait donné beaucoup d'or afin de soutenir les Gens du Lac, mais étant de ceux qui tombent facilement dans ce piège, il succomba au mal du dragon, et s'enfuit en emportant la plus grande partie de l'or, et mourut de faim dans la Désolation, abandonné par ses complices », remplacé par un successeur « d'une autre trempe »XIX
C
Le rôle assigné à Bilbo — métier que Gandalf lui invente, objet du quiproquo avec les nainsI
Premier vol effectif de Bilbo — « J'ai réussi ! » avec la coupe entre les doigtsXII
Vol assumé de la Pierre Arcane — Bilbo se reconnaît officiellement « voleur » mais rationalise en arguant du contrat de partage (« je choisirais ceci, s'ils décidaient de prendre tout le reste »), première transgression morale du hobbitXIII
Définition paradoxale par Bilbo lui-même — « un cambrioleur honnête, j'espère, plus ou moins », l'acte de voler la Pierre Arcane à Thorin pour la donner à Bard, redéfinition éthique du métier (« je n'en ai jamais été réellement convaincu » d'être cambrioleur)XVI
Identité redéfinie par les adversaires — Thorin l'appelle « cambrioleur demi-portion » avec mépris, Gandalf rétorque en parlant fièrement de « mon Cambrioleur », mot redevenu titre honorable selon qui l'emploieXVII
Mot d'amitié devenu dernier nom — Thorin appelle Bilbo « mon bon voleur » au seuil de la mort, retournement éthique total de l'épithète (cf. le « cambrioleur demi-portion » du ch. XVII), Bilbo lui-même se reconnaît « cambrioleur » par autodérision en offrant le collier au Roi elfe (« même un cambrioleur a ses états d'âme »)XVIII
Identité d'antan totalement intégrée — Bilbo « ami des elfes » qui a aussi été cambrioleur, contrats anciens sans suite, plus aucune mention pratique du métier mais souvenir intégré à la légende personnelleXIX
Capture par les Gobelins3IVVVIII
La deuxième capture de la Compagnie — happée par la fissure de la grotte, descendue à Gobelin-villeIV
Les suites de la capture — Bilbo se réveille seul, abandonné dans le tunnel après la chute de DoriV
Échos du motif — les araignées rejouent la capture, ficellage et suspension comme dans les cachots gobelinsVIII
Carc1XV
Père de Roäc, ancien corbeau légendaire de Montcorbeau — évoqué par Balin (« il y avait un couple bien connu et particulièrement sage, le vieux Carc et sa femme »), origine du nom de la collineXV
Carroc (Grand rocher)1VII
Le grand rocher au milieu du fleuve — bloc où les aigles déposent la Compagnie, escaliers et plate-forme bâtis par BeornVII
Carte de Thorin (oeuvre de Thror)3IIIVIIXI
Prophétie et présage — les lettres lunaires révèlent le cheminIII
Le but du voyage évoqué — la Montagne Solitaire et le trésor du dragon, exposés à Beorn pour gagner son aideVII
Étudiée sans relâche par Bilbo — runes et lettres lunaires méditésXI
Carvi (fleur)1I
Champs Verts1I
Champ de la bataille fondatrice — victoire de Fiertaureau Touc sur les gobelinsI
Changeur de peau1VII
Lien avec “Le Silmarillion” — êtres de la Première Ère, nature ambiguëVII
Chanson des Elfes1III
Chanson narrative — accueil des elfes, ton léger contraste avec le dangerIII
Chanson narrative8IVIIIXXIVXVXVIIXVIIIXIX
Félez les verres + Par monts brumeux — chansons qui cadrent la quêteI
Bilbo chante pour attirer/distraire les araignées — fonction narrativeVIII
« Le Roi des montagnes austères » — poème prophétique chanté par la fouleX
Vieux chants prophétiques rappelés et démentis — chants célébrant naguère « l'arrivée des nains et les jours heureux à venir », foule qui les a chantés « avec le plus d'ardeur » et qui désormais « maudissait leurs noms »XIV
Deux chants antagonistes face à face — « harpes elfiques et douce musique » au campement (parfum de fleurs printanières, tentation pour Bilbo), chant martial des nains repris des chants de Cul-de-Sac mais transformé en hymne guerrier, deux esthétiques pour deux campsXV
Cri rituel mémorialisé — « Les Aigles ! Les Aigles ! » repris par les elfes et résonnant dans la vallée prend une force quasi liturgique, devient formule de salut transmissibleXVII
Évocation des chants futurs — « On dit dans les chants qu'elle brillait toujours » à propos d'Orcrist, « On chanta par la suite que les trois quarts des guerriers gobelins du Nord avaient péri ce jour-là », mémoire que la chanson va prolonger au-delà du livreXVIII
Bouquet de chansons elfiques en clôture — chanson d'accueil à Fendeval (« Le dragon a péri, son armure est fendue »), berceuse nocturne (« Chantez joyeuses gens »), poème de la Route récité par Bilbo (« La route se poursuit toujours »), chansons des Hommes du Lac sur le nouveau bourgmestre (« de son temps, les rivières sont dorées »)XIX
Chants de Bilbo2VIIIXIX
Chanson narrative — distrait les araignées, révèle l'humour de BilboVIII
Le poème de la Route au sommet de la Colline — « La route se poursuit toujours, Sous l'arbre vert et sur la pierre… », récité spontanément à la première vue du pays natal, premier signe que Bilbo est devenu poète (« Il se mit à écrire de la poésie »)XIX
Chauves-souris1XVII
Nuée annonciatrice et accompagnatrice des gobelins — « les chauves-souris flottent au-dessus de son armée comme une nuée de sauterelles », bloquent la lumière du jour au-dessus du Val, s'accrochent aux blessés « comme des vampires »XVII
Clef (associée à la carte de Thorin)1I
Cogneuse1IV
Le nom gobelin de Glamdring — épée de Gandalf, détestée plus encore que Mordeuse, qui rompt les chaînesIV
Collines de Fer3XVXVIXVII
Royaume nain le plus proche — refuge des cousins de Thorin, source du renfort armé attendu, point géographique stratégique du nord-est jamais visité dans le récit mais essentiel à la suiteXV
Origine de la troupe de Dain en marche forcée — cinq cents nains « partis en toute hâte des Collines de Fer », deux jours seulement de la Montagne par le nord-estXVI
Origine des renforts de Dain — armée nain venue à marche forcée par le nord-est, contournant l'éperon est de la Montagne, équipement spécifique de mailles fines secret des forgerons des CollinesXVII
Contraste Comté & Aventure3IIIVII
Bilbo dans la Comté — thé, pipe, bouton, mouchoir comme marqueurs du confort abandonnéI
Bilbo part sans mouchoir ni contrat — basculement hors de la ComtéII
Bilbo privé de thé et de bacon — la Comté comme horizon perduVII
Contrat de Cambriole1II
Les conditions d'engagement — le message fixe un quatorzième des profits, frais funéraires inclusII
Contrée Sauvage2IIIIV
Les terres au-delà des montagnes — étape encore lointaine sur la route de la MontagneIII
La Sauvagerie sans roi — terres où le mal a prospéré depuis la bataille des Mines de MoriaIV
Corbeaux (les)2XVXVII
Peuple ami du roi sous la Montagne — « grande amitié entre eux et le peuple de Thror », ils apportaient autrefois des « nouvelles secrètes » récompensées par des objets brillants, vivent longtemps et transmettent la mémoire, distincts des corneilles « impolies » qui les avaient accueillis à l'arrivéeXV
Réseau de renseignement pris en défaut — « Pas même les corbeaux ne s'étaient avisés de leur venue », messagers de Roäc qui assurent la liaison entre Thorin et Dain malgré le siègeXVII
Côté Touc (le)3XVIIXVIIIXIX
Nommage explicite du motif identitaire — Bilbo choisit son poste « en écoutant son côté Touc, parce que, s'il devait livrer un dernier combat pour l'honneur, il préférait somme toute défendre le Roi elfe », arbitrage intérieur entre la prudence Bessac et l'audace ToucXVII
Apaisement final du motif — « Son côté Touc était très las, et le Bessac en lui reprenait chaque jour des forces », clôture narrative de l'arc identité qui culmine au moment où Bilbo aperçoit la Montagne « presque hors de vue »XVIII
Lignée transmissive de l'aventure — « il fréquentait les elfes » et fascinait « ses neveux et nièces du côté Touc » contre la désapprobation de leurs aînés, le côté Touc devient lignée héréditaire de la sensibilité au merveilleux (préfiguration de Frodon, Merry, Pippin)XIX
Courage inattendu7VIVIIIXIIXIIIXVIXVIIXVIII
Bilbo s'accroche à Dori — tient dans l'arbre en feuVI
Bilbo contre les araignées — dépasse ce qu'on attendait de luiVIII
« La vraie bataille, il l'a livrée seul » avant de voir Smaug — courage avant l'épreuveXII
Renversement de l'âme du hobbit au moment du désespoir collectif — « Bilbo sentit son cœur s'alléger de curieuse façon, comme si un grand fardeau avait glissé de ses épaules », initiative de la troisième descenteXIII
Acte solitaire et nocturne de désobéissance — « Ce soir-là, Bilbo décida d'agir », descente invisible de la corde, traversée du gué glacé, plaidoyer face au roi elfe et à Bard, retour discret sans gloire (Bombur le remercie « guère mérité, se disait-il »)XVI
Cri salvateur de Bilbo — invisible mais bien audible, « Les Aigles ! Les Aigles ! cria-t-il, gambadant et agitant les bras », ses yeux à la vue perçante repèrent les sauveurs en premier, contribution décisive à la victoire avant l'évanouissementXVII
Hobbit qui assume ses pleurs — « Bilbo s'assit à l'écart, enveloppé dans une couverture ; puis, croyez-le ou non, il pleura jusqu'à en avoir les yeux rouges, et même jusqu'à en perdre la voix », courage moral du chagrin assumé qui dépasse le courage martialXVIII
Cul-de-Sac2IXIX
La demeure de Bilbo — le trou de hobbit luxueux bâti par Bungo, théâtre de la fête inattendueI
Foyer reconquis dans le chaos — théâtre de la vente aux enchères de MM. Fouisseur, Fouisseur et Terrier le 22 juin, gens « respectables et moins respectables » qui entrent et sortent « sans même s'essuyer les pieds sur le paillasson », bouilloire dans l'âtre qui semble « plus mélodieuse qu'elle ne l'avait jamais été », lieu où Bilbo s'installe pour rédiger ses mémoiresXIX
Cytise (fleur)1I
D
Cousin appelé en renfort — « mon cousin Dain dans les Collines de Fer, car ses gens sont nombreux, bien armés, et il n'est aucun royaume des nains qui soit plus près d'ici. Dites-lui de se hâter ! », message confié à Roäc, point pivot qui amorcera la Bataille des Cinq ArméesXV
Renfort imminent et argument de négociation — à moins de deux jours de marche avec cinq cents nains, dont « bon nombre ont combattu dans les horribles guerres entre nains et gobelins », Bilbo utilise cette information comme levier face à Bard et au Roi elfeXVI
Seigneur nain des Collines de Fer en armes — armée de cinq cents nains aux hauberts d'acier descendant aux genoux, jambières de mailles fines, lourdes pioches maniées à deux mains, barbes fourchues tressées dans les ceintures, visages de marbre, cri de guerre « Moria ! Dain, Dain ! », rallié à Gandalf face à la menace gobeline (« le seigneur nain était à présent des leurs »)XVII
Nouveau Roi sous la Montagne légitime et juste — fait sa demeure dans la forteresse (« il devint Roi sous la Montagne, et au fil des années, de nombreux autres nains se rassemblèrent autour de son trône »), respecte le pacte conclu par Thorin (« Nous respecterons le pacte conclu avant sa mort, attendu que la Pierre Arcane est maintenant en sa possession »), couronne d'or le chef des Aigles, rend les émeraudes de Girion à BardXVIII
Le couteau elfique de Bilbo — canif de troll qui vaut une courte épée pour le hobbitII
L'épée de Bilbo dans sa gaine — emportée dans la capture, encore innommée à ce stade du récitIV
Le poignard elfique retrouvé — Bilbo le redécouvre dans ses hauts-de-chausse, lame qui luit dans le noirV
Le poignard elfique de Bilbo — toujours à sa ceinture, seule arme rescapée de la traversée souterraineVI
Courage inattendu — Bilbo nomme l'épée, l'assume comme sienneVIII
Accrochée au-dessus de la cheminée — « Il accrocha son épée au-dessus de sa cheminée », épée elfique transmuée en ornement domestique, dans l'attente d'un autre porteur (Frodon au SdA)XIX
Dernier Désert1I
Confins du monde connu — l'« est de l'Est » que Bilbo jure de braver dans son élan d'orgueilI
Dernière Maison Hospitalière1III
La demeure d'Elrond — halte de repos où vêtements raccommodés et blessures soignéesIII
Descente aux enfers3IVVVIII
La Compagnie descend sous la montagne — obscurité et emprisonnementIV
Bilbo seul dans le noir absolu — point le plus bas du romanV
La Forêt Noire : obscurité, enchantement, aliénation — le nadir de la ForêtVIII
Désolation du Dragon4XIXIIIXIVXIX
Pays « triste et désolé, autrefois vert et enchanteur » — étendue déserte créée par Smaug autour de son repaireXI
Frisson au soleil glacial après la fournaise — vide et désolation qui « achevèrent de les dégriser, même Thorin », endroit où même les animaux sauvages ne se réfugient plusXIII
Agitation aviaire post-mortem — « une remarquable agitation chez toutes les créatures ailées qui vivaient aux abords de la Désolation du Dragon », sifflements, cris et piaillements survolant l'orée de la ForêtXIV
Lieu désormais habité — « la désolation était désormais remplie d'oiseaux et de fleurs au printemps, et de fruits et d'abondance à l'automne », transformation paysagère qui rachète le nom même du lieu ; tombeau ironique du Bourgmestre qui y meurt de faimXIX
Nain de la Compagnie — se plaint, avec Nori, des repas trop maigres de la journéeII
Premier à exiger le départ — « C'est comme si ses yeux m'épiaient par-derrière », guette le sommet de la Montagne par crainte de SmaugXIII
Survivant de la compagnie — désigné dans la liste des bénéficiaires originels du partage (« Bien entendu, il n'était plus du tout question de le diviser de la manière prévue »)XVIII
Dragons3IIIIII
Nature des dragons selon le récit — voleurs d'or, gardiens jaloux, incapables de créerI
Mention en creux — ce que Bilbo croit fuir, alors que ce sont des trolls qu'il affronteII
La haine d'Elrond pour les dragons — leur « cruelle méchanceté », destructeurs de Gondolin et du ValIII
Durin1III
Le premier ancêtre de Thorin — « père des pères » des Longues-barbes, éponyme du Jour de DurinIII
Dwalin2IIXVIII
Frère de Balin — prête à Bilbo capuchon et cape de rechange pour le départII
Survivant de la compagnie, parmi les dix nains restants — appelé par Bilbo dans la formule rituelle des adieux à la PorteXVIII
E
Mentionnés parmi les merveilles d'antan — destinataires des trésors façonnés par les nainsI
Les elfes rieurs de Fendeval — accueil chantant et moqueur, gardiens de toutes les nouvellesIII
Les Elfes sylvains et leur roi — peuple méfiant et chasseur, festoie en clairière et se dérobe à l'approche, capture ThorinVIII
Les Elfes sylvains à demeure — fête d'automne dans les bois, vin du Dorwinion, indulgents avec les prisonniers, méfiants envers les nainsIX
Elfes sylvains au marché — tensions commerciales avec Bourg-du-LacX
Armée elfe en marche — déjà partie avant la requête de Bard, archers et lanciers entourés de corbeaux qui pressentent la guerre, détournée vers le Lac par compassion, puis cinq jours après la mort du dragon parvient au lac, prête à marcher sur la MontagneXIV
Premiers à charger — « Leur haine des gobelins est froide et amère », lances et épées brillant « comme autant de flammes glacées », pluie de flèches enflammées, mille lanciers ; à la fin, acculés sur l'épaulement sud autour de leur roiXVII
Armée amoindrie mais réjouie — rangs « hélas, s'étaient amoindris », mais « se réjouissaient néanmoins, car les terres du Nord seraient désormais plus joyeuses durant de longues années à venir »XVIII
Hôtes joyeux de Fendeval — accueillent les voyageurs en chantant « Le dragon a péri », nocturne sous les fenêtres (« Chantez joyeuses gens, chantez en chœur »), dansent et plaisantent avec Bilbo « à toute heure du jour et de la nuit »XIX
Elrond3IIIIIXIX
Évoqué par Gandalf — ses gens de Fendeval alertent le magicien sur la présence des trollsII
Le maître de la Dernière Maison Hospitalière — sage mi-elfe mi-héros, déchiffreur de runesIII
Maître de Fendeval et sage de la Dernière Maison Hospitalière — réserve un chaleureux accueil aux voyageurs, écoute le récit de Gandalf, regrette avec lui que le Nécromancien ne soit pas banni du monde (« je crains que cela ne survienne pas dans cet âge du monde, ni dans de nombreux autres à venir »), prête à Bilbo le mouchoir de soie rouge qu'il emporteraXIX
Enchantement de l'or5XVXVIXVIIXVIIIXIX
Nommage explicite du motif central — « l'or longtemps couvé par un dragon a un pouvoir, et que le cœur des nains y est particulièrement sensible », Thorin « passé de longues heures dans la salle du trésor, et son enchantement pesait lourdement sur lui », clé psychologique qui explique son refus inflexibleXV
Diagnostic lucide de Bilbo et confirmation collective — « il est tout à fait prêt à rester assis sur son or et à se laisser mourir de faim, tant et aussi longtemps que vous resterez ici », confirmation du Roi elfe (« J'en sais plus long que vous, peut-être, sur les nains en général »), Pierre Arcane envoûtante même pour Bard et ThranduilXVI
Diagnostic explicite par le narrateur — « le trésor l'avait ensorcelé à tel point qu'il entrevoyait déjà, avec l'aide de Dain, la possibilité de reprendre la Pierre Arcane tout en conservant la récompense promise », formule de Gandalf à Thorin (« Vous ne faites pas très bonne figure en tant que Roi sous la Montagne »)XVII
Désensorcellement final par la mort — Thorin libéré au seuil (« Puisque je délaisse tout l'or qu'il contient, et me rends là où il est sans valeur »), Dain « prodigue de son trésor » contraste avec l'avarice de son cousin, leçon morale explicitement énoncée par ThorinXVIII
Récidive et sanction — « le mal du dragon » nommé directement, Bourgmestre qui y succombe et meurt « abandonné par ses complices », démonstration que le motif ne dépend pas du dragon vivant mais de l'or lui-mêmeXIX
Énigmes de Bilbo1XII
Séquence des sept titres énigmatiques face à Smaug — « Enfourcheur de Tonneaux » trahit imprudemment le passage par les hommes du LacXII
Épées de Gondolin2IIIII
Les lames trouvées dans la grotte — armes anciennes dont les runes restent à déchiffrerII
Les lames identifiées par Elrond — vieilles épées des Hauts Elfes forgées contre les gobelinsIII
Esgaroth1XIV
La ville lacustre découverte de l'intérieur — « les hommes d'Esgaroth, la ville lacustre, étaient pour la plupart à la maison, car une brise glaciale soufflait de l'est noir », vie tranquille sur les quais brusquement interrompue par les lueurs sur la MontagneXIV
Evasion dans les tonneaux1IX
Le plan désespéré — par la trappe, dans les tonneaux vides qui retournent au Bourg-du-Lac par la Rivière de la ForêtIX
Excentricité1XIX
Statut social du hobbit revenu — « il n'était plus tout à fait respectable », « la plupart des hobbits de son voisinage le prenaient d'ailleurs pour un excentrique », gens « secouaient la tête et se touchaient le front en disant Pauvre vieux Bessac ! », réputation publique perdue contre indépendance gagnéeXIX
F
Fêlez les verres et les assiettes1I
Chanson narrative — annonce la quêteI
Fendeval3IIIIIXIX
La demeure d'Elrond évoquée — destination prochaine, d'où viennent les amis de GandalfII
La vallée secrète d'Elrond — refuge de quatorze jours, demeure où « les choses maléfiques n'entraient pas »III
Retour à la Dernière (ou Première) Maison Hospitalière — chants des elfes dans les arbres « comme s'ils n'avaient jamais cessé depuis son départ », bosquets, accueil avec une chanson semblable à celle de l'aller (« Le dragon a péri »), berceuse nocturne sous la lune (« Joyeuses gens, chantez en chœur »)XIX
Jeune nain de la Compagnie — manque de se noyer avec Kili en récupérant le poney emportéII
Tirade comique sur les pommes et impatience d'éclaireur face au capitaineX
Avec Kili, joueur de harpe dorée — fait sonner les cordes d'argent magiques restées accordées malgré SmaugXIII
Avec Kili, envoyé chercher les poneys retrouvés — quatre jours de mission le long de la Rivière Courante, tendances pacifiques (déplore avec les plus jeunes nains la tournure des événements)XV
Avec Kili, garant indirect de la sortie nocturne — « Aucun d'entre eux, même Fili ou Kili, n'était susceptible de se présenter au haut du mur sans que ce soit son tour »XVI
Avec Kili, parmi les nains qui sortent à la charge — évoqué par Bilbo comme l'un des amis qu'il craint de perdre lors du grand encerclement finalXVII
Tombé en défendant Thorin de son corps — « Fili et Kili étaient tombés en le défendant avec leur bouclier et leur corps tout entier, car Thorin était le frère aîné de leur mère », clé généalogique enfin explicitée à la mort des deux jeunes nainsXVIII
Flèche noire3XIVXVXVII
Arme héritée et arme du destin — « Flèche ! Ma flèche noire ! Je t'ai gardée pour la toute fin », léguée de père en fils dans la lignée de Girion (« Tu m'as été léguée par mon père comme ses pères t'avaient léguée à lui »), « issue des forges du véritable roi sous la Montagne », elle abat Smaug d'un seul coup parfaitement placéXIV
Argument de droit dans les pourparlers — « je suis Bard, et c'est par mon bras que le dragon est tombé et que votre trésor vous a été rendu », première revendication mise sur la tableXV
Référence au combat solitaire — implicite dans la stature de Bard ; lui qui « par mon bras » a abattu le dragon, dirige ici la défense de l'éperon estXVII
Forêt de Grand'Peur7VIVIIVIIIIXXIVXVIIIXIX
Le Pays Au-Delà entrevu — plaines et basses terres aperçues depuis les crêtes, prochaine étape de la routeVI
Prophétie et présage — Beorn décrit le danger de la forêtVII
La traversée interminable — voûte de feuilles, yeux dans le noir, faim et désorientation qui usent la CompagnieVIII
La forêt enfin quittée — la rivière entraîne les tonneaux hors de la sombre voûte, ciel plus pâle entre les cimes éclairciesIX
Échos transmis par les feuilles — « la rumeur s'étendit sur Grand'Peur : Smaug est mort ! », les oreilles stupéfaites du peuple ailé se tendentXIV
Évitée au retour — « ne voulaient pas entrer dans le bois », contournée par les terres désolées au nord, route plus longue mais plus sûreXVIII
Évoquée comme lieu de la chasse au Nécromancien — Gandalf et Elrond espèrent que le Nord redeviendra sûr, mais « Mais je préférerais qu'il soit banni du monde ! » (formule prophétique)XIX
G
Galion1IX
Ruse et intelligence — Bilbo exploite l'ivresse du majordomeIX
Recruteur et orchestrateur — apparaît à Cul-de-Sac, marque la porte, choisit Bilbo, transmet la carte et la clef de Thrain, refuse d'affronter le NécromancienI
Qualifié de "magicien" par BilboI
Expédie Bilbo à Belleau, disparaît avant les trolls puis revient les piéger par ventriloquie jusqu'à l'aube qui les pétrifieII
Guide vers Fendeval et demande les lettres lunaires « d'une seule voix » avec ThorinIII
Méfiance dans la grotte, tue le Grand Gobelin d'un éclair bleu, sauve Orcrist, compte les nains dans la fuiteIV
Défend Bilbo auprès des nains, retrouve la compagnie, combat dans le pin avec des pommes de pin enflammées, comprend la langue des Wargs, fait appel aux Aigles ses anciens amisVI
Présente les nains à Beorn par paires de cinq minutes, raconte toute l'histoire pour amadouer l'hôte, annonce son départ pour ses « autres affaires »VII
Absent mais omniprésent — Bilbo voudrait l'appeler au secours, sa prédiction sur le rôle de Bilbo se vérifie, Thorin reconnaît « Gandalf disait vrai »IX
Affaires « qui ne nous concernent pas » — allusion à son rôle plus large (Conseil Blanc, Nécromancien)X
Absence pesante — Bilbo attend vainement son retour, « depuis que le magicien est parti »XI
Retour providentiel du magicien — première réapparition depuis le ch. VII (Beorn), assis « vêtu d'une cape sombre, devant la porte d'une tente », félicite Bilbo (« Bien joué, monsieur Bessac ! Vous aurez toujours le don de nous surprendre ! »), annonce la fin du livre (« Votre histoire tire à sa fin, maintenant »), encourage face aux moments difficiles (« il se trame des choses que même les corbeaux n'ont pas vues venir »)XVI
Hiérophante et architecte du salut — caché en vieillard sous une cape pour révéler la Pierre Arcane, défend Bilbo (« Si vous n'aimez pas mon Cambrioleur, je vous saurais gré de ne pas l'abîmer »), interrompt l'assaut nain par un coup de tonnerre (« Halte ! Le malheur est sur vous ! Les Gobelins vous assaillent ! »), conçoit le plan d'attirer l'ennemi dans la vallée entre les bras de la Montagne, médite assis sur Montcorbeau (« quelque dernier éclair de magie avant la fin »)XVII
Magicien blessé mais opérant — bras en écharpe au campement, accueille Bilbo (« Ça, par exemple ! »), formule heureuse (« je commençais à me demander si votre chance, si remarquable soit-elle, allait suffire à vous tirer d'affaire »), accompagnateur du voyage de retour, salué par Thranduil (« Puissiez-vous toujours surgir là où vous êtes le plus nécessaire et le moins attendu ! »)XVIII
Magicien conteur et révélateur — relate l'histoire chez Elrond pendant que Bilbo sommeille, confie avoir participé au Conseil des Magiciens Blancs qui a chassé le Nécromancien de Grand'Peur, accompagne Bilbo jusqu'à la Colline (« Mon cher Bilbo ! Qu'est-ce qui vous prend ? Vous n'êtes plus le hobbit que vous étiez »), revient des années plus tard avec Balin et livre la formule finale du livre (« vous n'êtes vraiment qu'un tout petit bonhomme dans un monde bien plus vaste ! »)XIX
Géants des pierres1IV
Présage — l'orage des géants précède la captureIV
Girion3XIIXIVXV
Seigneur du Val tué par Smaug (« dévoré son peuple tel un loup dans la bergerie ») — collier de cinq cents émeraudes offert pour le haubert de son filsXII
Ancêtre fondateur de la lignée de Bard — « lointain descendant de Girion, Seigneur du Val », sa femme et son enfant échappés jadis à la ruine par la Rivière Courante assurent la transmission jusqu'à l'archerXIV
Ancêtre revendiqué par Bard pour fonder son droit — « je suis le légitime descendant et héritier de Girion du Val, et parmi vos richesses se trouvent nombre des siennes, pillées par Smaug dans ses villes et ses palais »XV
Glamdring (épée)2IIIIV
L'épée de Gandalf nommée — « Assommoir à Ennemis », portée jadis par le roi de GondolinIII
Glamdring idemIV
Allumeur de feu de la Compagnie — en vient aux coups avec Oin sous la pluie battanteII
Apporte la poignée de torches supplémentaires — frère d'Oin chargé de la lumièreXIII
Survivant nommé dans la formule des adieux — appelé avec son frère Oin parmi les dix nains qui restent auprès de DainXVIII
Évoqués comme menace ancienne — démêlés des nains, ennemis de la Bataille des Champs VertsI
Les ennemis des Grandes Guerres — destructeurs de Gondolin, évoqués par l'histoire des épéesIII
Les gobelins de la Montagne — leur nature sanguicide et industrieuse, capteurs de la CompagnieIV
Les gardes du portail — postés à la porte de derrière, mis en déroute par les boutons de BilboV
Les poursuivants tenaces — alliés des Wargs, ils encerclent les arbres et les embrasent en chantantVI
La grande incursion qui se prépare — vengeance pour la mort du Grand Gobelin, traque relayée par BeornVII
Armée déferlante massée depuis longtemps — bannières innombrables noires et rouges, chargent en désordre et folie, escaladent l'autre versant pour attaquer par le haut, repris la vallée en fin de journée, marée noire que la première charge n'a qu'endiguéeXVII
Déroute et dispersion — « jetés dans des précipices » par les Aigles, anneau brisé par Beorn « comme un coup de tonnerre », « trois quarts des guerriers gobelins du Nord avaient péri ce jour-là », rares survivants attirés dans les ténèbres de Grand'Peur, désormais « rares et craintifs, restaient cachés au plus profond de leurs tunnels »XVIII
Golf1I
La pointe d'humour du narrateur — jeu « inventé » quand la tête de Golfimbul vola dans un terrierI
Golfimbul1I
Roi gobelin du Mont Gram — décapité par Fiertaureau Touc, mention liée à l'invention du golfI
Gollum1V
La créature du lac souterrain — joueur d'énigmes esseulé, dépossédé de l'Anneau qu'il poursuit en hurlant « Voleur ! »V
Gondolin1III
La cité elfique des épées — forge d'Orcrist et Glamdring, détruite jadis par dragons et gobelinsIII
Grand Gobelin1IV
Le chef de la caverne — interroge Thorin, s'enrage à la vue d'Orcrist, tué d'un coup d'épée par GandalfIV
Grand'Peur6IXXIXIVXVIIIXIX
La forêt nommée par Thorin — obstacle connu sur la route de l'EstI
La forêt désormais derrière soi — routes désaffectées vers l'Est, seul le passage par la rivière reste sûrX
Horizon lointain — sombre muraille que Bilbo fixe par-delà le précipiceXI
Frontière sonore de la rumeur — « les nappes de brouillard chassées vers l'ouest, lambeaux déchiquetés allant flotter sur les marécages à l'orée de Grand'Peur »XIV
Tombeau improvisé des gobelins survivants — « attirés dans les ténèbres insondables de Grand'Peur et abandonnés à leur sort », vue rétrospective bleutée depuis le col à la fin du chapitreXVIII
Forêt en voie de purification — « Sous peu, la Forêt deviendra un peu plus saine. Le Nord sera libéré de cette horreur pendant de très longues années », nom appelé à disparaître avec le départ du NécromancienXIX
Grandes Gens1I
Nous, les humains — désignés par le mot dont les hobbits nous nomment dans l'excursus du narrateurI
Grandes Salles2IVV
Le royaume souterrain des gobelins — caverne au grand feu où la Compagnie est traînée enchaînéeIV
La caverne des gobelins fuie — point de départ de l'errance de Bilbo dans le noirV
Grive (la)2XIVXV
Messagère providentielle — voletée jusqu'à l'épaule de Bard juste avant sa dernière flèche (« ce n'était qu'une vieille grive »), comprise par Bard « car il était de la lignée du Val », transmet ce qu'elle a entendu sur la Montagne au ch. XII — révèle l'aisselle gauche du dragonXIV
Messagère intermédiaire et survivante — réapparaît agitée mais incomprise par les nains, vole chercher Roäc, « puissent ses plumes ne jamais tomber » la salue ce dernier, vue mourir Smaug à EsgarothXV
Grotte des Trolls1II
Le repaire pillé — caverne puante des trolls où sont trouvées les épées et l'orII
Guerres Nains-Gobelins3XVIXVIIXVIII
Première mention dans le livre — Bilbo informe Bard et le Roi elfe que les hommes de Dain « ont combattu dans les horribles guerres entre nains et gobelins, dont vous avez sans doute entendu parler », trame historique d'arrière-plan importante pour la Bataille à venirXVI
Reprise du conflit ancestral — la Bataille des Cinq Armées s'inscrit explicitement dans la continuité (« Depuis la chute du Grand Gobelin des Montagnes de Brume, la haine des siens à l'égard des Nains s'était enflammée comme jamais »), cri « Moria ! » des nains de DainXVII
Apaisement durable — fin du cycle des hostilités majeures dans le Nord après la mort de Bolg (fils d'Azog, ch. XVII) — pacification des Montagnes de Brume, des montagnes et de la ForêtXVIII
Gueule-de-loup (fleur)1I
Gundabad (Mont)1XVII
Chef-lieu gobelin du Nord — « jusque sous les hautes cimes du mont Gundabad dans le Nord où se trouvait leur chef-lieu », rassemblement de la grande armée préparée depuis la mort du Grand Gobelin, descendue par les tunnels et la nuitXVII
H
Hauts Elfes1III
Le peuple d'Elrond nommé — Hauts Elfes de l'Ouest, forgerons des épées de GondolinIII
Héros réticent4IIIXXI
Bilbo refuse l'aventure — "Pas d'aventures ici !"I
Bilbo tente de cambrioler les trolls — premier acte d'audace ratéII
Bilbo seul malheureux dans l'allégresse — phrase de clôture du chapitreX
Bilbo rêve de retour à la Comté — « j'aurais dû me douter qu'il finirait par m'arriver quelque chose d'horrible »XI
Hobbits5IIIIIIVVII
Présentation de l'espèce — l'excursus du narrateur définissant mœurs, taille et discrétionI
Le talent de discrétion — Bilbo se meut dans les bois « tout à fait silencieusement », fierté hobbiteII
Bilbo flaire les elfes — « on dirait un parfum d'elfes », son attrait mêlé de crainteIII
La résistance hobbite à l'épreuve — sens de l'orientation, discrétion et endurance aux chutes en terre souterraineV
Le hobbit dans la conversation — Bilbo « petit lapin » aux yeux de Beorn, rêve de bain chaud et de petit déjeunerVII
Descendants des hommes du Val vivant du commerce — foule en liesse au réveil de la légende prophétiqueX
Bourg-du-Lac connu sous le nom d'Esgaroth du temps de Smaug — soupçonnés par lui de « sale combine de marchands de tonneaux »XII
Inventeurs anonymes du cram — biscuit indéfiniment conservable, nourrissant mais purement utilitaire (« exercice de mastication »)XIII
Peuple traumatisé puis tiraillé — trois quarts des habitants survivent, foule endeuillée tour à tour acclamant Bard roi, retournant sa colère contre les nains à l'instigation du Bourgmestre, enfiévrée par la rumeur du trésor sans gardien (« richesses surabondantes qui leur permettraient d'acheter de rares et belles choses venues du Sud »)XIV
Combattants aux côtés des nains — donnent l'assaut avec Dain depuis l'autre flanc (« brandissant de longues épées »), nombreux à rejoindre la sortie de Thorin « car Bard ne put les retenir »XVII
Bénéficiaires généreusement dédommagés — beaucoup d'or envoyé au bourgmestre par Bard depuis sa part, perspective d'« un printemps radieux » après l'hiverXVIII
Communauté prospère reconstituée — venus se joindre à Bard pour rebâtir le Val, « plus prospère que jamais », amitié restaurée avec elfes et nainsXIX
Hospitalité4IIIIVIIX
Bilbo hôte involontaire — les nains envahissent Cul-de-SacI
Elrond accueille la Compagnie — Fendeval comme refugeIII
Beorn hôte méfiant puis généreux — hospitalité conditionnelleVII
Accueil enthousiaste — nains soignés, nourris, logés et dorlotésX
Hubert1II
Le troll querelleur — veut faire rôtir les nains, blessé à l'œil par ThorinII
Bilbo et les nains — quiproquos du théI
Les trolls se disputent la façon de cuisiner — parodieII
Bilbo se présente avec un discours formel au Seigneur des AiglesVI
Gandalf amène les nains deux par deux — mise en scène comiqueVII
Galion et le garde ivres — scène comique avant l'évasionIX
« berci beaugoup » de Bilbo enrhumé ; Thorin pitoyable comparé à « un chien enchaîné oublié dans sa niche »X
Bilbo se cite lui-même (« rester assis sur le seuil ») ; Bombur trop gros (« je trébucherais sur ma barbe, et vous seriez de nouveau treize »)XI
« On ne taquine pas un dragon vivant, espèce d'idiot » devenu proverbe ; conseil malicieux de Smaug (« évite de frayer avec des nains »)XII
Décalage hobbit dans la geste héroïque — « Comme les voisins riraient s'ils me voyaient sur la Colline dans un tel accoutrement ! J'aimerais quand même avoir un miroir sous la main », plainte ronchonne de Bilbo sur « ce sale trou sans horloge, figé dans le temps »XIII
Bourgmestre démasqué par épitaphe satirique — « il a peut-être le sens des affaires – surtout des siennes, mais quand l'heure est grave, il ne vaut plus grand-chose », slogan populaire « Vive l'Archer, à bas les Vieilles Sacoches », et clins d'œil du narrateur (« le bourgmestre n'était pas devenu bourgmestre par hasard »)XIV
Décalages comiques en pleine crise — « on ne peut pas en dire autant des escargots, je suppose » (Bilbo sur la survie de la grive), commentaire métatextuel (« en cela, il se trompait lourdement »), plainte finale du hobbit (« tout ce cram commence à me rester sur l'estomac »)XV
Décalages domestiques en pleine crise diplomatique — Bilbo rêve d'« œufs et de bacon » en s'endormant juste après l'acte décisif du livre, plainte mémorable (« j'ai promis de réveiller ce vieux Bombur à minuit, en plus ! »), serments hobbits insérés dans le solennel (« puisse sa barbe toujours s'allonger »)XVI
Sarcasmes et euphémismes tolkieniens — Thorin appelle Bilbo « descendant de rats » avant d'être contredit, retournement du contrat naïn (« la courtoisie des nains se manifeste plus souvent en paroles qu'en actes »), commentaire métatextuel de Bilbo sur la guerre (« j'ai entendu chanter de nombreuses batailles, j'ai toujours cru comprendre que la défaite pouvait être glorieuse — elle semble bien désagréable, pour ne pas dire douloureuse »)XVII
Sourires en mineur tout au long — invitation hobbit au Roi elfe (« Si jamais vous passez près de chez moi, n'hésitez pas à sonner ! Le thé est à quatre heures »), bénédiction taquine de Thranduil (« Que votre ombre ne faiblisse jamais — ou voler serait trop facile ! »), Bilbo « plutôt confus » qui qualifie le vin et le pain des elfes comme dette de cambrioleurXVIII
Comédie hobbit en série — « MM. Fouisseur, Fouisseur et Terrier vendraient à l'encan les biens de feu M. Bilbo Bessac », « Bilbo était présumé mort, et ceux qui prétendirent regretter cette méprise n'étaient pas nécessairement heureux d'être détrompés », Bessac-Descarcelle qui mesurent les pièces, cuillers d'argent « mystérieusement disparues »XIX
I
Incendie des arbres1VI
L'embrasement de la clairière — les gobelins entassent fougères et branches sous les cinq arbresVI
Le pouvoir de l'anneau découvert — Gollum passe tout près sans voir Bilbo, qui comprend ce qu'il a trouvéV
L'anneau révélé aux nains — Bilbo doit avouer son secret pour orchestrer la fuite et attirer les araignéesVIII
L'anneau au service du plan — Bilbo flâne invisible dans le palais pendant des semaines, vole nourriture et clefs, organise toute l'évasionIX
Limite de l'anneau face au dragon — invisible mais odeur, souffle et air détectésXII
Acte volontaire de révélation — Bilbo retire son anneau quand il choisit le dialogue (« retirant son anneau, il surgit de derrière un rocher »), seul moment du livre où l'invisibilité protège l'approche d'un parlement diplomatiqueXVI
Voix sans corps annonçant les Aigles — Bilbo invisible cri « Les Aigles ! Les Aigles ! », elfes ne peuvent le voir mais l'entendent (« il résonna dans toute la vallée »), reprenent le cri sans en connaître la sourceXVII
Effet collatéral cocasse — Bilbo aurait été retrouvé plus vite sans l'anneau (« Sans cela, j'aurais sûrement passé une nuit confortable dans un lit bien chaud ! »), seul Gandalf savait qu'il survivait (« votre voix avait été entendue dans les environs hier soir »)XVIII
Devenue stratégie sociale — usage banalisé contre les fâcheux du voisinage, dernière mention d'un pouvoir extraordinaire reconverti en commodité de retraitéXIX
J
Jeu de mots & énigmes3IIVVIII
Bilbo se présente : "Bilbo Bessac, fils de…" — première foisII
Le jeu des devinettes + Bilbo ne dit jamais son nom à GollumV
Bilbo insulte les araignées avec des noms inventés pour les attirerVIII
Jeu des devinettes1V
Motif littéraire — le jeu comme enjeu de vie ou de mortV
Jour de Durin2IIIXI
Prophétie et présage — condition d'ouverture de la porte secrèteIII
Accomplissement de la prophétie — dernier rayon de soleil à l'automneXI
K
Jeune nain de la Compagnie — manque de se noyer avec Fili dans la rivière en crueII
Avec Fili, joueur de harpe dorée — emplit la sombre salle longtemps silencieuse de mélodieXIII
Avec Fili, envoyé chercher les poneys retrouvés — guidé par un corbeau, ramène vivres et équipement, partage les regrets des jeunes nains face à l'inflexibilité de ThorinXV
Avec Fili, garant indirect de la sortie nocturne — improbabilité d'une visite au mur en pleine nuit permet à Bilbo de tenter son escapade en sûretéXVI
Avec Fili, parmi les nains qui sortent à la charge — évoqué dans la litanie désespérée de Bilbo (« ce pauvre vieux Bombur, et Balin, et Fili et Kili et tous les autres »)XVII
Tombé avec son frère Fili en défendant Thorin — sacrifice double et silencieux des deux jeunes neveux du roi, salué par Bilbo dans l'adieu final (« Adieu, Thorin Lécudechesne ! Et Fili et Kili ! Puisse votre souvenir ne jamais s'estomper ! »)XVIII
L
L'Eau1I
La petite rivière au pied de La Colline — frontière entre le monde Bessac et le pays ToucI
La Colline2IXIX
Le foyer de Bilbo — repère du monde hobbit, « comme tout le monde l'appelait à des lieues à la ronde »I
Première vision du pays natal après l'année d'aventures — « parvenu en haut d'une côte, il put voir au loin sa propre Colline », moment où Bilbo s'arrête et récite spontanément « La route se poursuit toujours »XIX
La Montagne2IIII
Destination de la quête — le Royaume sous la Montagne, plan déroulé sur la carte de ThrorI
La Montagne Solitaire confondue par Bilbo — il prend un contrefort pour le but de la quêteIII
Lac souterrain1V
Le lac noir aux racines de la montagne — eau froide et profonde où Gollum guette poissons et gobelins isolésV
Lande Desséchée1I
Terre des dragons — lieu « où les grands dragons se multiplient », située par ThorinI
La ville en ruine au pied de la Montagne — cité humaine prospère anéantie par SmaugI
La ville en ruine pleurée par Elrond — souvenir de ses joyeuses cloches et de la Rivière calcinéeIII
Splendeur passée évoquée — chute des seigneurs du ValX
Vestiges grisâtres de maisons, tours et remparts — évoqués par Balin qui a connu les cloches du temps prospèreXI
Évocation par Smaug — terres conquises par le dragon « tout jeune et encore délicat »XII
Première vision depuis la Grande Porte — vallée désolée s'étendant devant les survivants, ruines de la ville et pont écrouléXIII
Royaume ancestral à reconquérir — Bard rêve à « la splendeur du Val resurgi de ses cendres, à ses cloches dorées », promesse politique posée à la fin du chapitreXIV
Vallée envahie — armée elfe-humaine campe d'abord au sud puis se déplace à l'est de la rivière, lumières de feux de camp et de torches, chants elfiques et parfums printaniers qui montent jusqu'à la PorteXV
Campement éclairé que convoite Bilbo — « le feu, comme il y en a au campement » dont Bombur regrette la chaleur, lieu de la rencontre avec Bard et le Roi elfeXVI
Champ de bataille principal — vallée entre les bras de la Montagne où la coalition attire les gobelins (« attirer les gobelins dans la vallée »), « noirci et souillé de leurs corps amoncelés », déferlement des wargs dans son fondXVII
Campement de soins après bataille — Bilbo y est transporté blessé, tente de Gandalf et de Thorin mourant, allées et venues devant la Porte, foule en deuil silencieuse (« un silence de mort régnait »)XVIII
Vallée ressuscitée — « Bard avait rebâti la ville au Val, et des hommes venus du Lac, du Sud et de l'Ouest s'étaient joints à lui », « toute la vallée s'était enrichie du labour des terres », accomplissement long terme des prophétiesXIX
Léon Legros1II
Le troll qui capture Bilbo — découvre le hobbit dans sa poche, trop ivre pour le mangerII
Lettre de Thorin2XVIXVII
Contrat ressorti comme pièce de droit — « un bout de papier froissé et plié de nombreuses fois » que Bilbo tire de sa poche, lettre trouvée « en mai sous la pendule de sa cheminée » (rappel direct du ch. I), Bilbo souligne « Une part des profits, remarquez » pour fonder son droit légitime à donner la PierreXVI
Contrat retourné contre son auteur — Bilbo rappelle à Thorin sa propre formule (« vous me souvenez peut-être m'avoir dit que je pourrais choisir mon quatorzième comme bon me semble ») et tire de la formule sa légitimité à donner la PierreXVII
Lettres lunaires2IIIXI
Prophétie et présage — révélation conditionnelle (mi-été)III
Message d'Elrond enfin compris — « Tenez-vous près de la pierre grise quand frappera la grive »XI
Lien avec “Le Seigneur des Anneaux”13IVVIIXXIXIIXIIIXIVXVXVIXVIIXVIIIXIX
Le Nécromancien / Anneau évoqués — amorce du SdAI
L'Anneau Unique — ce chapitre prend tout son sens dans le SdAV
Le Nécromancien — Beorn connaît son nom et sa menaceVII
Préfiguration du Retour du Roi — archétype tolkienien du roi exilé qui revient réclamer son trôneX
Désolation du dragon — préfiguration du Mordor, paysage corrompu par le malXI
Dialogue avec le dragon — préfiguration des conversations avec Saroumane et Sauron, voix ensorcelantesXII
Première apparition du mithril dans l'œuvre — métal qui sera central au Seigneur des Anneaux (cotte de Frodon dans les Mines de la Moria), et préfiguration de la tension morale autour de la Pierre Arcane (objet maudit gardé secret par un hobbit, parallèle structurel avec l'Anneau)XIII
Préfiguration des grandes batailles du SdA — armée elfe en marche, oiseaux messagers porteurs de nouvelles entre royaumes, alliance forgée dans l'urgence entre Hommes et Elfes face à un péril commun, motif du « véritable roi » qui revientXIV
Préfiguration de motifs du SdA — refus orgueilleux du roi face à des messagers (cf. Théoden et Saroumane à Isengard), siège de forteresse vue d'en haut, oiseaux-espions et messagers structurant le récit, motif de l'or qui rend fou (cf. l'Anneau)XV
Schéma de la mission morale solitaire — hobbit qui agit seul de nuit contre ses propres amis pour le bien supérieur (préfigure Frodon et l'Anneau), don d'un objet de pouvoir à un héritier légitime (préfigure le Sceptre d'Annúminas), réapparition d'un Gandalf énigmatique au moment crucialXVI
Préfigurations massives du SdA — Gandalf qui révèle son pouvoir au moment crucial (cf. pont de Khazad-dûm), arrivée des Aigles comme deus ex machina (cf. Bataille du Morannon, Gwaihir au-dessus de l'Orodruin), Bolg comme préfiguration d'Azog dans la généalogie d'antagonistes, mont Gundabad nommé qui réapparaît au SdA, motif du Roi sous la Montagne (cf. Aragorn-Roi)XVII
Préfigurations massives du Seigneur des Anneaux — titre d'« ami des elfes » conféré à Bilbo (titre qu'Aragorn portera comme Elendil), Aigles sauveurs au moment crucial (cf. Bataille du Morannon, Orodruin), épée magique qui prévient des ennemis comme Sting/Dard, conservation de la cotte de mithril qui sauvera Frodon en Moria, Beorn-chef d'une lignée de métamorphes (cf. les Beornings de la Compagnie de l'Anneau)XVIII
Préfigurations massives — premier nommage du Nécromancien et du Conseil des Magiciens Blancs (futurs Sauron et Conseil Blanc du SdA), anneau magique gardé secret qui sera le moteur du Seigneur des Anneaux, Bessac-Descarcelle (Lobelia et Otho du SdA), poème de la Route que reprendra Frodon, cotte de mithril destinée à sauver le neveu, transmission du sang aventurier aux neveux ToucXIX
Lien avec “Le Silmarillion”9IIIVIIXIIXIVXVXVIXVIIXVIIIXIX
Gondolin, Hauts Elfes, épées de la Première ÈreIII
Beorn, changeur de peau — êtres de la Première ÈreVII
Smaug comme Glaurung — le dragon qui parle, sème le doute, manipule par la voixXII
Mort du dragon par défaut de cuirasse — schéma narratif de la flèche unique qui transperce le ventre, écho de Glaurung percé par Túrin, dragons-tyrans qui parlent et tyrannisent un peuple avant d'être abattus par un héros de lignée déchueXIV
Refus de partage des trésors — schéma narratif récurrent (Silmarils refusés aux Valar, héritages disputés entre Noldor), motif du trésor qui corrompt celui qui le détient (« or longtemps couvé » = écho du Nauglamír d'Auglahir et de l'Arkenstone-comme-Silmaril)XV
Hobbit comme anti-Fëanor — geste inverse du serment de Fëanor à propos des Silmarils : ici, le détenteur d'un joyau magique le donne volontairement à un étranger pour éviter la guerre, renversement éthique du motif récurrent du trésor jalouxXVI
Bataille épique sur fond généalogique — schéma narratif de la Nirnaeth Arnoediad et des grandes batailles, motif du seigneur déchu qui sort en charge héroïque pour défendre son trésor (cf. Fingolfin contre Morgoth), aigles de Manwë comme sauveurs surnaturels (cf. Beren et Lúthien, Eärendil)XVII
Cosmologie tolkienienne sous-jacente — les « grand'salles de l'attente » comme évocation des Cavernes de Mandos pour les nains, motif du roi qui sort de son refuge pour mourir en charge héroïque (cf. Fingolfin), serment et amitié éternelle entre Aigles et nains (parallèle aux liens entre Aigles de Manwë et héros tolkieniens), trésor maudit dont la mort libère (cf. Silmaril du Nauglamír)XVIII
Cosmologie tolkienienne explicitée — Elrond comme sage hors du temps, formule eschatologique elronde (« je crains que cela ne survienne pas dans cet âge du monde, ni dans de nombreux autres à venir » écho de la structure des Âges du Soleil), contes « en dehors du temps » échangés à Fendeval, Maisons d'attente comme thèmes mythologiques sous-jacentsXIX
Long Lac5IIXXXIXIV
Étape projetée du voyage — point d'eau où subsistent des habitants éloignés de la MontagneI
La destination des tonneaux — Bourg-du-Lac sur pilotis évoqué pour la première fois, peuplé d'Hommes en lien commercial avec les elfesIX
Découverte du lac par Bilbo — vastitude comparée à la merX
Traversée à la rame en deux jours — départ vers la MontagneXI
Eau-protection puis tombeau du dragon — « le lac était plus fort que lui : il éteindrait ses feux », Smaug s'y abîme et y restera « pendant des siècles, froid comme la pierre, recroquevillé dans les bas-fonds »XIV
Longues barbes1III
La plus ancienne race des Nains — lignée de Durin dont Thorin se déclare l'héritierIII
Lys (fleur)1I
M
Magiciens Blancs (le Conseil des)1XIX
Premier nommage du Conseil dans l'œuvre — « grand conseil des magiciens blancs, ces maîtres du savoir et de la bonne magie », qui a chassé le Nécromancien de Grand'Peur, raison de l'absence de Gandalf au ch. VII et au-delà, jalon majeur pour le Seigneur des Anneaux à venirXIX
Gandalf imite les voix — ruse magiqueII
Boules de feu de Gandalf — magie offensiveVI
Les ronds de fumée de Gandalf — figures colorées qu'il fait danser autour des piliers de la grande salleVII
Enchantement de la rivière — magie passive du lieuVIII
Métamorphose1XVIII
Beorn sous ses deux formes — apparu en pleine bataille « sous forme d'ours, dans sa colère semblait avoir pris une taille gigantesque, rugissement comme tambours et canons », redevenu humain qui « riait et chantait d'une voix forte » sur le chemin, pouvoir transmis (« durant des générations, les hommes de sa lignée eurent le pouvoir de se changer en ours »)XVIII
Mi-ete1III
Le moment du déchiffrement — la veille de la mi-été où la lune révèle les lettres lunairesIII
Premier nommage dans l'œuvre — « petite cotte de mailles confectionnée pour quelque jeune prince elfe de jadis » offerte à Bilbo par Thorin (« Voici un premier acompte sur votre récompense »), faite d'« acier-argent que les elfes nomment mithril », assortie d'une ceinture de perles et de cristauxXIII
Armure dont Thorin reconnaît l'origine — « Ces mailles que vous portez sont l'œuvre de mon peuple, et vous n'en êtes pas digne. Aucune flèche ne peut les transpercer », Bilbo bannit la conserve malgré toutXVII
Cotte conservée — Bilbo l'emporte au retour avec ses deux coffres, vêtement précieux que Thorin lui avait offert au ch. XIII et dont il avait reconnu plus tard l'origine (« l'œuvre de mon peuple »)XVIII
Devenue pièce de musée — « Sa cotte de mailles fut installée sur un buste dans le hall d'entrée (jusqu'à ce qu'il la prête à un musée) », trésor mémorial de l'aventure exposé aux visiteursXIX
Mont Gram1I
Place forte gobeline — origine des gobelins de la Bataille des Champs VertsI
Montagne Solitaire10VIIXXIXIIIXIVXVXVIXVIIXVIIIXIX
Le but lointain enfin nommé — but où vit « ce cher vieux Smaug », repère que la Compagnie doit gagner par-delà Grand'PeurVII
Première vision — sévérité qui déplaît à BilboX
Apparition « sévère et haute » devant la compagnie, ombre menaçante que les hommes du bourg refusent d'approcherXI
Traversée complète de l'intérieur — du tunnel scellé à la Grande Porte, escaliers merveilleusement lisses et larges « taillés dans la Montagne elle-même »XIII
Vue depuis Esgaroth puis cible de l'armée elfe-humaine — « presque entièrement masquée par les collines basses », sinistre et morne même au matin, désormais convoitée par tousXIV
Forteresse retranchée — Grande Porte fortifiée comme seule issue praticable, ressources de la salle du trésor servent à confectionner armes et harpes, transformée en place forte assiégéeXV
Forteresse-prison transformée en piège moral — corridors et escaliers de pierre dont Bilbo se lasse (« je donnerais gros pour sentir l'herbe sous mes orteils »), salle du trésor où Thorin enrage à propos de la Pierre absenteXVI
Forteresse, théâtre et piège de la bataille — mur de pierres équarries soulevé par leviers pour la sortie de Thorin, pentes envahies par les gobelins escaladant l'autre versant, éperons sud et est défendus par elfes et hommes-nains, Porte attaquée par le hautXVII
Reconquise et restaurée — démantelée du mur de Thorin, théâtre des funérailles et du nouveau règne de Dain, « la forteresse des nains ne pouvait être assaillie à l'improviste » (Orcrist veille), « le Royaume retrouva de sa splendeur »XVIII
Évoquée à distance — nouvelles rapportées par Balin de la prospérité retrouvée du royaume nain (« la désolation était désormais remplie d'oiseaux et de fleurs »), boucle géographique fermée pour le lecteurXIX
Montagnes de Brume7IIIIVVIVIIXIXVIIXVIII
Le grand obstacle à franchir — barrière à passer « par le dessus ou le dessous » vers la Contrée SauvageIII
Le franchissement périlleux — col solitaire et glacial, refuge d'orages et de créatures maléfiquesIV
La sortie des montagnes — la Compagnie en franchit enfin le versant est, « une fois pour toutes »VI
Les montagnes laissées derrière soi — leurs cimes noires se dressent à l'ouest, désormais hors de la routeVII
Souvenir minuscule à l'horizon — chemin parcouru immenseXI
Source du Grand Gobelin et des messagers — « Depuis la chute du Grand Gobelin des Montagnes de Brume, la haine des siens à l'égard des Nains s'était enflammée », forges et armureries qui grouillaient d'activité pour préparer l'expédition vengeresseXVII
Vidées des gobelins — « les gobelins des Montagnes de Brume, désormais rares et craintifs, restaient cachés au plus profond de leurs tunnels », col où Bilbo et Gandalf passent au retour comme à l'aller (mais sans capture cette fois)XVIII
Montcorbeau5XIXIIIXVXVIIXVIII
Première reconnaissance — colline jadis couronnée d'un poste de garde, trop à découvert pour y monterXI
Évoqué par Balin comme repère cartographique — route ancienne croisant celle qui mène au poste de gardeXIII
Étymologie de la colline révélée — « cette colline même s'appelait alors Montcorbeau, parce qu'il y avait un couple bien connu et particulièrement sage, le vieux Carc et sa femme, qui vivait ici au-dessus du poste de garde »XV
Poste de garde élevé et dernier refuge — Bilbo et Gandalf y observent la bataille avec les elfes acculés autour du Roi (« les seigneurs elfes, autour de leur roi, étaient acculés sur l'épaulement sud, près du poste de garde de Montcorbeau »)XVII
Site du réveil de Bilbo — « étendu sur les dalles de Montcorbeau, complètement seul », poste devenu point d'observation final de la batailleXVIII
Mordeuse1IV
Le nom gobelin d'Orcrist — la lame qu'ils haïssent, « qui a tué des centaines de gobelins » à GondolinIV
Moria3IIIIXVII
Les mines fatales à Thror — lieu de sa mort, évoqué dans la transmission de la carteI
Les mines aux trésors oubliés — Elrond suppose que les trolls y ont pu piller d'anciens volsIII
Mémoire de la guerre ancienne — « Bolg du Nord arrive, ô Dain ! vous qui avez tué son père en Moria », cri de guerre des nains de Dain (« Moria ! »), pivot historique entre la chute du Grand Gobelin et la présente batailleXVII
Mort héroïque1XVIII
Triple mort héroïque des nains — Thorin sortant en Roi sous la Montagne percé de lances, Fili et Kili tombés en le défendant de leur corps et de leur bouclier, sacrifice familial (« car Thorin était le frère aîné de leur mère »), inhumés dans les profondeurs avec leurs insignes royauxXVIII
Motif capture & évasion6IIIVVIVIIIIXX
Première capture de la Compagnie — motif récurrentII
Deuxième capture — les gobelins séparent Bilbo des autresIV
Troisième capture / évasion — les arbres puis les AiglesVI
Quatrième capture — araignées / évasion orchestrée par Bilbo seulVIII
Cinquième évasion — la plus élaborée, entièrement conçue par BilboIX
Sortie des tonneaux — résolution physique de l'évasion du ch. IXX
N
Les treize convives — peuple des artisans de l'or, mû par le « désir qui brûle le cœur des nains »I
Le « vacarme de nains » — leur progression bruyante opposée au pas feutré du hobbitII
Le froid entre nains et elfes — leur méfiance mutuelle, raillés sur leurs barbes au passage du pontIII
Les manières de la Compagnie — saluts cérémonieux, capuchons agités, politesse appuyée pour amadouer BeornVII
La Compagnie à bout — privation, dispute, capture progressive ; douze nains suspendus dans les toiles, sauvés un à unVIII
Les douze prisonniers isolés — emprisonnés un par cellule, libérés par Bilbo, fourrés un par un dans les tonneaux malgré les protestationsIX
Le royaume sous la Montagne ressuscité dans les chansons — Thror et Thrain du peuple de Durin, rois d'antan dont la légende renaît à Bourg-du-LacX
Nécromancien3IVIIXIX
Lien avec "Le Seigneur des Anneaux" — le Nécromancien est SauronI
Adversaire redoutable — Tous les nains présents en ce monde ne pourraient rien contre luiI
Lien avec "Le Seigneur des Anneaux" — Beorn met en garde contre le NécromancienVII
Première mention nominale dans le récit — « chassé de son sinistre repaire dans le sud de Grand'Peur » par le Conseil des Magiciens Blancs, ennemi dont Gandalf espère que le Nord sera libéré « pendant de très longues années », identité non révélée au lecteur mais préfiguréeXIX
Nori2IIXVIII
Nain de la Compagnie — réclame, avec Dori, des repas copieux et fréquentsII
Survivant nommé dans la formule des adieux — appelé par Bilbo avec ses neuf compagnons de la Porte (« Puissent vos barbes ne jamais se dégarnir ! »)XVIII
O
Obscurité2VVIII
Le noir absolu de la montagne — réponse à une énigme de Gollum, et condition de toute la scèneV
La nuit d'encre absolue — au point que Bilbo n'aperçoit pas sa main, mais voit luire les yeux dans les arbresVIII
Allumeur de feu de la Compagnie — n'arrive pas à faire prendre le feu et se querelle avec GloinII
Briquets et torches de pin — premier nain à descendre éclairer BilboXIII
Survivant nommé dans la formule des adieux — appelé avec son frère Gloin dans le rituel énumératif de Bilbo à la PorteXVIII
Or des trolls (l')1XIX
Récupéré au retour — déterré « non loin en bordure du chemin », trésor enfoui qui n'avait été touché par personne, suffit à Bilbo (« J'en ai assez pour vivre confortablement jusqu'à la fin de mes jours »), partagé avec Gandalf (« à chacun sa part ! Vous aurez peut-être des dépenses imprévues »)XIX
Orage1IV
L'orage des montagnes — déluge qui chasse la Compagnie de la corniche vers la grotte fataleIV
Orage des montagnes1IV
Le combat d'orages — deux tempêtes qui se font la guerre, géants de pierre lançant des rochersIV
Orcrist3IIIIVXVIII
L'épée de Thorin nommée — « Pourfendeuse de Gobelins » dans l'ancienne langue de GondolinIII
Orcrist brille — révèle la présence de gobelinsIV
Épée elfique restituée à son détenteur final — déposée par Thranduil sur la tombe de Thorin, « on dit dans les chants qu'elle brillait toujours dans l'obscurité quand des ennemis approchaient », gardienne magique de la forteresseXVIII
Nain de la Compagnie — capturé avec Dori et Nori « dans un tas » par les trollsII
Survivant nommé dans la formule des adieux — appelé avec ses frères dans le rituel final (« Adieu, Balin ! et adieu, Dwalin ; et adieu, Dori, Nori, Ori… »)XVIII
P
Palais des Elfes1IX
La caverne du roi — galeries étroites bien aérées, salle aux piliers de pierre vive, cachots dispersés, trappe sur la rivièreIX
Par monts brumeux1I
Chanson narrative — description des Montagnes de BrumeI
Pierre Arcane6XIIXIIIXVXVIXVIIXVIII
Premier nommage et description rêveuse de Thorin — « le Cœur de la Montagne, la Pierre Arcane de Thrain », trouvée jadis « aux racines de la Montagne »XII
Découverte et vol secret par Bilbo — petite boule de lumière blafarde aux dix mille éclairs blancs d'arc-en-ciel, soulevée et glissée dans la poche la plus profonde, conscience de la transgression (« ce merveilleux joyau n'entrait pas réellement dans le partage », pressentiment qu'un malheur en ressortirait)XIII
Objet du désir secret de Thorin — il « recherchait d'abord et avant tout la Pierre Arcane » pendant ses heures dans la salle du trésor (Bilbo l'a dans sa poche, secret depuis le ch. XIII)XV
Don sacrificiel à Bard — « C'était comme si une sphère avait été remplie du clair de lune, puis suspendue devant eux dans un scintillant réseau d'étoiles givrées », Bilbo la tend « non sans un frisson, non sans une pointe de regret », formule de transmission (« Voici la Pierre Arcane de Thrain, le Cœur de la Montagne ; et c'est aussi le cœur de Thorin. Elle vaut plus à ses yeux qu'une rivière d'or. Je vous la donne »)XVI
Pivot diplomatique du chapitre — révélée par le vieillard à coffret (« la lumière jaillit de sa main, blanche et brillante dans l'air du matin »), Thorin demeure « sans voix, saisi d'étonnement et de confusion », rachetée par concession d'un quatorzième du trésor en argent et or « à l'exclusion des joyaux », gardée par Bard et le Roi elfe comme garantieXVII
Joyau d'apaisement éternel — déposée sur la poitrine de Thorin par Bard avec formule rituelle (« Qu'elle reste ici jusqu'à ce que la Montagne s'écroule ! Puisse-t-elle être un gage de bonheur et de prospérité pour tous les siens qui vivront en ces lieux »), pivot du pacte que Dain reconnaîtXVIII
Porte secrète3XIXIIXIII
Mur lisse sans montant ni linteau dans une niche cachée — résiste aux sortilèges et à la force, s'ouvre rituellement (rayon de soleil + grive + clef)XI
Galerie naine de qualité — refuge salutaire puis refermée sans serrure intérieure, la compagnie prisonnièreXII
Définitivement scellée — extrémité du tunnel démolie et ensevelie sous les pierres, « ni la clef, ni le charme auquel cette porte obéissait autrefois ne la rouvriraient jamais plus », nains pris au piègeXIII
Prophétie & présage5IIIIVVIIXXI
Lettres lunaires + Jour de Durin — double condition révélée par ElrondIII
L'orage des géants comme présage de la descenteIV
Beorn prédit les dangers de la Forêt de Grand'PeurVII
Chansons anciennes du retour de Thror et Thrain — « ni verrou ni barre ne peuvent empêcher le retour annoncé »X
Hommes du bourg sceptiques (« pas avant que les chansons ne deviennent réalité ») — puis accomplissement exact des lettres lunaires « quand frappera la grive »XI
Gandalf choisit Bilbo — marque la porteI
Gandalf arrive à l'aube — sauve la Compagnie in extremisII
Gandalf reparaît au moment critique — sauve la CompagnieIV
L'Anneau trouvé par hasard — coïncidence providentiielleV
Les Aigles arrivent au dernier moment — motif récurrentVI
Grive cogne un escargot et rayon de soleil au dernier instant — accomplissement exact des lettres lunairesXI
La grive qui écoute (future messagère) et le pressentiment in extremis de Bilbo — la porte refermée juste avant l'attaqueXII
Découverte fortuite de la Pierre Arcane — miroitement blanc qui s'impose au regard de Bilbo « tout au cours de son ascension » et attire ses pas indépendamment de sa volonté, hasard ou destin du choix qui scellera le dénouementXIII
Concours d'événements salvateurs — alarme tardive mais juste à temps de Bard, pluie préventive sur les toits, pont coupé qui force Smaug à l'attaque frontale, grive providentielle qui voletée à l'épaule au dernier instant, défaut d'écaille sous l'aisselle gauche, lune qui se lève au moment où Smaug tournoieXIV
Retours de fortune favorables aux nains — la grive a survécu et témoigne, trois poneys retrouvés vivants avec les provisions, le Roi elfe se détourne vers le Lac (« ils bénéficiaient d'un moment de répit ») leur laissant le temps de fortifier la PorteXV
Coïncidences favorables — la nuit « noire et sans lune » idéale pour l'évasion, Bombur volontaire pour échanger son tour de garde, Gandalf attend précisément Bilbo à sa sortie de la tente (« Pour la première fois depuis des jours, Bilbo fut vraiment ravi »), gué moins périlleux pour le retourXVI
Concours d'événements salvateurs — tonnerre et nuage de chauves-souris qui interrompent l'assaut nain juste à temps, plan de Gandalf qui réussit à attirer les gobelins dans la vallée, déchirure des nuages au moment où Bilbo lève les yeux et voit les Aigles arriver dans le couchantXVII
Concours d'événements décisifs — vigilance permanente des Aigles, arrivée providentielle de Beorn « sans qu'on sache comment, ni d'où il venait », réveil de Bilbo juste à temps pour rencontrer Thorin avant sa mort (« Heureusement que je me suis réveillé à cet instant-là »)XVIII
Reconnue explicitement par Gandalf — formule de clôture du livre (« Pensez-vous réellement que toutes vos aventures et vos péripéties ont été dictées par la chance, uniquement dans votre intérêt ? »), accomplissement des prophéties (« Alors les prophéties des vieilles chansons se sont réalisées… en quelque sorte ! »), théologie souriante du dernier paragrapheXIX
R
Récit dans le récit4IIIVIIXXII
Elrond lit et commente la carte — récit enchâsséIII
Gandalf raconte l'aventure à Beorn — récit enchâsséVII
Aparté sur Gandalf — « il s'apprêtait à conclure ses autres affaires »X
Récits de dragons déchus — histoires « historiques, douteuses ou mythiques » échangées par les nainsXII
Retour au foyer1XIX
Motif structurel du chapitre — « Le feu est plus brillant dans l'âtre du foyer que l'or au gisement », « les pieds las, au carrefour, prennent le chemin du foyer », poème de la Route récité au sommet, bouilloire « plus mélodieuse qu'elle ne l'avait jamais été », clôture circulaire du périple en boucle conformément au titre du livreXIX
Retour du roi6XXIIXIVXVXVIIXVIII
Formule répétée de Thorin et accomplissement de la prophétie — vieux chants ressuscitent dans la villeX
Ironie de la formule — Smaug se proclame « véritable Roi sous la Montagne » par dérisionXII
Motif politique-prophétique double — « Peut-être que le Roi sous la Montagne est en train de forger de l'or… Il est temps que les chants deviennent à nouveau réalité », puis acclamation parallèle de Bard (« Bard, le Pourfendeur de Dragons, de la lignée de Girion ! ») et « Le roi Bard ! », deux royautés concurrentes émergentXIV
Chant naïn central du chapitre — « Sous la Montagne au noir sommet, Le Roi rentre dans son palais ! L'ignoble Ver, son adversaire, S'est absenté à tout jamais », célèbre la victoire mais sonne déjà comme appel à la guerre (« Et comme hier l'ignoble Ver, Nos ennemis seront défaits ! »)XV
Roi sous la Montagne accompli puis défait — Thorin entre véritablement dans le rôle (« Bondit alors à travers l'ouverture le Roi sous la Montagne »), cri qui résonne « comme un cor dans la vallée », mais armée trop peu nombreuse, encercléeXVII
Couronnement effectif et durable — Dain devient Roi sous la Montagne, salles anciennes peuplées à nouveau, restauration du royaume sans guerre civile interne, accomplissement paisible de la prophétie des chants du ch. XIV-XVXVIII
Révision par Tolkien1V
Ch. V réécrit entre 1937 et 1951 — Gollum cède l'Anneau de plein gré vs le perdV
Rivière Courante9IIIIXXIXIVXVXVIXVIIIXIX
Voie d'accès évoquée — rivière à remonter vers les ruines du ValI
La rivière dévastée évoquée — « rives calcinées de la scintillante Rivière Courante »III
La rivière du Val identifiée — descendue de la Montagne, elle rejoint la Rivière de la Forêt pour remplir le Long LacX
Remontée du courant — voyage de trois jours en amontXI
Voie d'évacuation et de transmission — « la femme et l'enfant de Girion s'étaient enfuis jadis par la Rivière Courante », artère qui relie la Montagne au LacXIV
Voie de récupération et défense — Fili et Kili y retrouvent les poneys avec les provisions, modifiée par les nains pour former un grand bassin défensif devant la Porte fortifiéeXV
Gué nocturne et chute du hobbit — Bilbo « perd pied sur une pierre ronde et tombe dans l'eau froide avec un grand éclaboussement », bruit qui alerte les elfes en patrouilleXVI
Voie de la dispersion gobeline — « de nombreux fuyards furent précipités dans la Rivière Courante » lors de la déroute après la mort de BolgXVIII
Voie d'échanges prospères — « beaucoup de richesses sillonnaient la Rivière Courante » entre la Montagne et le Lac, métaphore aquatique de la prospérité retrouvée (cf. les chansons d'Esgaroth ch. XIV : « ses rivières sont dorées »)XIX
Rivière enchantée1VIII
L'eau noire et son sortilège — Beorn avait averti ; Bombur y tombe et plonge dans un sommeil dont rien ne le tireVIII
Roäc3XVXVIXVII
Chef des grands corbeaux de la Montagne — vieux corbeau presque aveugle, « cent cinquante et trois ans que je suis sorti de l'œuf », parle la langue commune, annonce officiellement la mort de Smaug et l'approche des armées, conseille la paix avec Bard contre la défiance du Bourgmestre (« cela pourrait vous coûter cher »)XV
Conseiller prophétique ignoré — annonce l'arrivée de Dain en deux jours, avertit que la victoire elle-même serait inutile (« qu'y gagneriez-vous ? L'hiver et la neige les suivent à la trace »), formule explicite du dilemme (« Le trésor risque d'être votre perte, même si le dragon n'est plus ! »)XVI
Liaison ininterrompue entre Thorin et Dain — « Roäc avait assuré la liaison entre Thorin et Dain », messagers corbeaux qui informent Dain de l'évolution du siège et du complot pour reprendre la Pierre ArcaneXVII
Runes3IIIIXI
L'écriture de la carte — runes du côté ouest indiquant l'entrée secrète, clef de lecture du planI
Runes ordinaires et lettres lunaires — Elrond connaît « les secrets des runes de toutes sortes »III
Indications de la porte — « cinq pieds de haut et trois y marchent de front »XI
Ruse & intelligence2IXXII
Bilbo orchestre seul l'évasion — maturité du hérosIX
« La manière de parler aux dragons » — Bilbo flatte Smaug pour voir son plastron et repérer le défautXII
S
Salles de l'Attente (les)1XVIII
Destination eschatologique nommée par Thorin — « Je vais maintenant aux grand'salles de l'attente, où je resterai auprès de mes pères jusqu'à ce que le monde soit renouvelé. Puisque je délaisse tout l'or qu'il contient, et me rends là où il est sans valeur », première mention d'un au-delà nain explicite dans l'œuvreXVIII
Salles Inférieures2IXI
Ce que dessert l'entrée secrète — passage caché révélé par la rune de la carteI
Ouverture béante sur les ténèbres — « profondes ténèbres où rien ne se voyait »XI
Sauvetage par les Aigles1VI
L'arrachée in extremis — les aigles fondent sur les flammes et emportent la Compagnie au moment ultimeVI
Siège (le)3XVXVIXVII
Déclaré officiellement par le messager — « je déclare la Montagne assiégée. Vous n'en sortirez point jusqu'à ce que vous demandiez vous-même une trêve et des pourparlers », pas d'attaque armée, simple blocus moral et logistique, prison choisie par les assiégés eux-mêmesXV
Logique de blocus qui se retourne — Thorin calcule (« Avec mes amis sur leurs arrières et tout l'hiver devant eux, ils seront peut-être moins intransigeants »), Bilbo retourne l'argument (« l'hiver approche à grands pas, vous serez enseveli sous la neige »), siège qui pèse sur les deux campsXVI
Plan-renforcement attendu par les nains — Dain arrive avec « une grande quantité de provisions », « le siège durerait alors des semaines », ouverture d'autres portes prévue pour obliger les assiégeants à encercler toute la Montagne, basculé en bataille rangée par l'arrivée gobelineXVII
Le dragon évoqué par le récit de Thorin — pillard du Royaume sous la Montagne, cible de la quêteI
Le dragon au bout de la route — allongé sur le trésor de la Montagne Solitaire, but lointain de la quêteIII
Dragon évoqué dans la légende — imprécation et signe de tête vers la Montagne, mort prophétisée dans les chansons nouvellesX
Présence supposée — fumée et vapeurs s'échappant de la Grande Porte, « toujours en vie » selon BilboXI
Le dragon en scène pour la première fois — description physique (rouge doré, chauve-souris gigantesque, ventre incrusté de joyaux), réveil colérique au vol de la coupe, dialogue manipulateur (vantardise, charme, doute semé), attaque silencieuse de la corniche, décision de vengeance contre le Bourg-du-LacXII
Le dragon en creux — présence-absence motrice du chapitre, odeur infecte et goût de fumée persistants, lieux souillés et calcinés par ses allées et venues, question lancinante (« où était passé Smaug ? »), peur résiduelle hantant chaque pasXIII
Mort du dragon — fond sur Esgaroth en colère après le vol de la coupe, pont coupé qui le force à attaquer la ville plutôt que la rive, flèches inefficaces sauf une, démasqué dans le clair de lune (ventre nacré scintillant « sauf en un endroit »), la flèche noire « s'enfonça de la pointe à la plume » sous l'aisselle gauche, dernier cri qui « abattit les arbres, fendit la pierre », chute sur la ville qu'il réduit en braisesXIV
Mort confirmée mais empreinte persistante — la rumeur de sa fin se répand, mais son odeur empeste encore la Montagne (« L'odeur du dragon empeste »), et surtout son enchantement persiste sur l'or qu'il a couvéXV
Sous-Colline1I
L'adresse de Bilbo — situation de Cul-de-Sac, marqueur de son identité casanièreI
T
Terres Désolées2IIX
La région hostile traversée — sans auberge ni habitant, où la Compagnie doit camperII
Pays qui change — marécages gagnent du terrainX
Entrée fracassante et discours solennel — orchestre la « réunion pour discuter des plans », caresse la chaîne d'or à son cou, fredonne « Par monts brumeux » au coucherI
Donne ses ordres à Bilbo (hululement de hibou), arrive en dernier face aux trolls, charge avec une branche enflammée, récupère Orcrist dans la grotteII
Réaction bourrue à l'accueil elfique, reconnaît son ascendance avec Durin, explique le Jour de DurinIII
Réponse ironique au Grand Gobelin sur la « visite aux parents » ; tire Orcrist au combat dans les tunnelsIV
Plaide pour secourir Bilbo dans l'arbre — « Il va être dévoré si nous ne faisons rien »VI
Présenté à Beorn avec déférence, vexé d'être abandonné par Gandalf à l'orée de Grand'Peur, fait ses adieux solennels au magicienVII
Commande l'expédition vers le festin elfique, capturé sous l'enchantement, refuse orgueilleusement de parler du trésor au roi elfe dans son cachotVIII
Treizième prisonnier isolé, refuse d'acheter sa liberté en promettant une part du trésor, évasion difficile dans son tonneauIX
Formule solennelle « Roi sous la Montagne, je suis de retour » répétée — de la sortie pitoyable du tonneau à l'allure royale reconquise, négocie le départ avec le bourgmestreX
Commande la reconnaissance, évoque le pays « autrefois vert et enchanteur », annonce la dernière semaine de l'automne, ouvre la porte avec la clef tirée de son collierXI
Discours pompeux pour envoyer Bilbo, retrouve sa dignité pour sauver Bombur et Bofur, rêverie sur la grive ancienne et la Pierre Arcane, cède au pressentiment de BilboXII
Désespoir puis renaissance royale — « Je préférerais être écrasé par Smaug à l'air libre plutôt que d'étouffer ici », cotte de mailles plaquée or et hache au manche d'argent, mémoire infaillible des dédales du palais (« Mille ans ne suffiraient pas à me faire oublier »), offre du mithril à Bilbo, quête tue de la Pierre ArcaneXIII
Absent mais haï par contumace — la foule d'Esgaroth « déversant son fiel sur Thorin et sa compagnie » accusés d'avoir « soulevé le dragon contre eux délibérément », et le Roi elfe annonce sa fin probable (« Ce sera la dernière fois que nous entendrons parler de Thorin Lécudechesne »)XIV
Roi sous la Montagne enchanté par l'or — refus catégorique de toute concession (« les voleurs et les belliqueux n'auront pas la moindre pièce d'or tant que nous serons en vie »), longues heures dans la salle du trésor, recherche obsessionnelle de la Pierre Arcane, calcul froid du temps qu'il faudra à Dain pour arriver, flèche tirée sur le messager — basculement complet dans l'avarice royaleXV
Malédiction proférée et roi sourd — « la Pierre Arcane de mon père, dit-il, vaut plus à elle seule qu'une rivière d'or, et elle n'a pas de prix à mes yeux. Cette pierre, je la revendique entre toutes autres choses, et quiconque la trouve et la garde pour lui-même connaîtra ma vengeance », ironie tragique adressée à Bilbo sans le savoir, refus total du conseil de Roäc, calcul cynique sur la faim qui viendra à bout des assiégeantsXVI
Roi consumé par l'enchantement et héros final — fureur indicible à la vue de la Pierre Arcane chez Bard (saisit Bilbo « comme un lapin », « Misérable hobbit ! Espèce de… de cambrioleur demi-portion ! »), concession amère du quatorzième pour racheter la Pierre tout en complotant secrètement avec Dain, sortie épique du Roi sous la Montagne — « le grand nain luisait comme de l'or sur des charbons ardents » — appel rassembleur (« À moi ! À moi ! Elfes et Hommes ! Ô mes frères ! »), encerclé avec sa garde en formant anneauXVII
Roi mourant réconcilié — corps meurtri sous la tente, hache ébréchée à ses côtés, « Adieu, mon bon voleur » à Bilbo, retrait de ses paroles « l'autre jour à la Porte », testament moral (« Si nous étions plus nombreux à célébrer la bonne chère, les chants et les réjouissances, plutôt que l'or amassé, ce monde en serait plus joyeux »), inhumé dans les profondeurs de la Montagne avec la Pierre Arcane sur la poitrineXVIII
Thorin et Compagnie5IIVIXXIXII
La dénomination officielle — signature du message laissé à « Bilbo le Cambrioleur »II
La Compagnie réunie et reconnue — Bilbo les rejoint, sa réputation de cambrioleur enfin établieVI
De la sortie pitoyable des tonneaux au festoiement et à la restauration — quinze jours à reprendre forcesX
Mélancolie collective remplaçant les chants — outils du Bourg-du-Lac brisés contre la magie de la porteXI
Refus collectif d'accompagner Bilbo, perte des poneys dévorés par Smaug, reproches au hobbit puis prisonniers de la MontagneXII
Père de Thorin — parti tenter sa chance avec la carte, retrouvé mourant aux cachots du NécromancienI
Père de Thorin associé à la Pierre Arcane — « la Pierre Arcane de Thrain »XII
Père de Thorin dont la Pierre Arcane porte le nom — rappel implicite du « Cœur de la Montagne, Pierre Arcane de Thrain » du ch. XIIXIII
Filiation invoquée dans la posture royale — Thorin se présente solennellement « Thorin fils de Thrain, Roi sous la Montagne » pour héler les arrivants et le messagerXV
Père de Thorin dont la Pierre porte le nom — « la Pierre Arcane de Thrain, le Cœur de la Montagne », formule reprise solennellement par Bilbo lors du don à BardXVI
Thrain l'Ancien1I
Lointain ancêtre de Thorin — découvreur de la Montagne où s'établit le Royaume nainI
Le Roi sylvain non nommé — couronné de baies et feuilles rouges, sévère sur son fauteuil de bois sculpté, avide d'argent et de pierres blanchesIX
Sagesse cynique — soupçonne une tentative de cambriolage et envoie des espionsX
Roi elfe seigneur bienveillant et charitable — déjà en marche vers la Montagne quand les envoyés de Bard le trouvent (« lui non plus n'avait pas oublié les légendaires richesses de Thror »), prend pitié et détourne son armée vers le Long Lac pour secourir les rescapésXIV
Roi elfe émerveillé par le hobbit — « se leva avec stupéfaction » à la vue de la Pierre Arcane, rend hommage à Bilbo (« Vous êtes plus digne de porter l'armure de nos princes que bien d'autres qui y faisaient meilleure figure »), propose l'asile (« honoré et trois fois bienvenu »)XVI
Roi elfe prudent et lucide — refuse l'option militaire contre les nains (« Je tarderai longtemps avant d'entreprendre cette guerre pour l'or, continuons d'espérer que quelque chose apportera la réconciliation »), conduit ses lanciers sur l'éperon sud, acculé près de Montcorbeau, garde Bilbo à ses côtés dans l'ultime défenseXVII
Roi elfe magnanime et cérémoniel — dépose Orcrist sur la tombe de Thorin (l'épée qu'il lui avait confisquée), reçoit en présent les émeraudes de Girion que Dain a rendues, salue Bilbo « avec gravité » (« J'accepte votre cadeau, ô Bilbo le Magnifique ») et lui décerne le titre d'ami des elfes avec bénédictionXVIII
Grand-père de Thorin — Roi sous la Montagne déchu, mort à la Moria, transmet carte et clef à GandalfI
Grand-père de Thorin, premier roi sous le MontagneI
Grand-père de Thorin — coupe dorée à deux anses ciselée d'oiseaux et de fleursXII
Grand'salle évoquée par Thorin — « lieu de réjouissances et de conseils », ruines (tables pourrissantes, ossements, cornes à boire fracassées) témoignant de l'ancien royaumeXIII
Trésor légendaire qui hante toutes les convoitises — « lui [le Roi elfe] non plus n'avait pas oublié les légendaires richesses de Thror »XIV
Souvenir convoité — « la légende des richesses de Thror ne s'est pas amoindrie au fil des générations, nombreux sont ceux qui réclament une part du trésor », et amitié ancienne avec les corbeaux exemplifiée par CarcXV
Tom1II
Le troll porteur de sacs — capture les nains un à un, perd une dent face à ThorinII
Touc1I
Lignée maternelle de Bilbo — clan « pas tout à fait hobbitesque » d'où vient son goût latent de l'aventureI
Touc, Belladonna1I
Mère de Bilbo — l'une des trois remarquables filles du Vieux Touc, source de la « bizarrerie » ToucI
Touc, Fiertaureau1I
Ancêtre héroïque invoqué — arrière-grand-oncle du Vieux Touc, décapita Golfimbul à la Bataille des Champs Verts, caution généalogique que Bilbo branditI
Trahison et loyauté3XVIXVIIXVIII
Paradoxe moral structurant le chapitre — Bilbo accomplit l'acte de plus grande loyauté envers ses amis (éviter la guerre, préserver leur vie) par l'acte qui ressemble le plus à une trahison (livrer leur joyau le plus précieux à leurs ennemis), retour volontaire à la Porte malgré l'asile offert, position morale supérieure assumée en silenceXVI
Procès et bannissement assumé — Bilbo officiellement « traître » selon Thorin (« et que cela soit considéré comme la récompense promise à ce traître »), pourtant défendu publiquement par Gandalf et Bard, fierté lucide de Bilbo (« cœurs qui se gonflent de honte et de pitié » chez certains nains)XVII
Réconciliation testamentaire — Thorin retire ses paroles (« j'aimerais vous quitter dans l'amitié, et retirer mes paroles et mes gestes, l'autre jour à la Porte »), Bilbo blâmé par lui-même seulement, fierté de Bard et du Roi elfe pour Bilbo, « Bilbo le Magnifique »XVIII
Transformation de Bilbo12VVIIIIXXXIXIIXIIIXVXVIXVIIXVIIIXIX
Premier acte autonome — Bilbo seul, sans Gandalf ni les nainsV
Pivot central du roman — Bilbo sauve les nains seul, nomme DardVIII
Bilbo le stratège — loin du hobbit qui courait après son mouchoirIX
Ascendant pris sur Thorin — Bilbo donne les ordres pour sortir les nainsX
Bilbo seul recours de la compagnie — prend l'initiative que les nains n'osent pas, inversion des rôlesXI
Différent du hobbit parti de Cul-de-Sac — « ce hobbit-ci ne traînait plus de mouchoirs depuis belle lurette »XII
Lassitude du trésor avant les nains — « M. Bessac ne succomba tout de même pas à l'envoûtement du trésor autant que les nains », rappel à la raison du cambrioleur devenu plus sage que ses commanditairesXIII
Hobbit moralement plus avancé que les nains — voudrait quitter « la sombre forteresse pour aller se joindre à la fête et aux réjouissances autour des feux », « aurait renoncé à une bonne partie de ses gains pour que toute cette affaire soit résolue dans la paix », pré-figure son acte du ch. XVIXV
Hobbit parvenu à sa pleine stature morale — armé d'un anneau et d'une cotte de mithril, juge des revendications adverses comme un médiateur, hommage du Roi elfe (« plus digne de porter l'armure de nos princes »), retourne pourtant à ses amis (« je ne crois pas que je devrais abandonner mes amis de cette façon, après tout ce que nous avons traversé ensemble »)XVI
Hobbit pleinement assumé dans son rôle modeste — refuse la fierté héroïque (« il ne tarda pas à enfiler son anneau et à se mettre hors de vue »), choix lucide de servir auprès du Roi elfe par son « côté Touc », fierté ultérieure d'avoir vécu cela (« celle dont il fut le plus fier, et dont il se souvint longtemps après »)XVII
Aboutissement de l'arc moral — « Son côté Touc était très las, et le Bessac en lui reprenait chaque jour des forces. — Je ne souhaite plus que retrouver mon propre fauteuil ! », hobbit qui a vu et fait, et qui peut maintenant rentrer enrichi mais sobre (« Cela est plus qu'assez »)XVIII
Diagnostic explicite de Gandalf — « Vous n'êtes plus le hobbit que vous étiez », confirmé par Bilbo en récitant un poème (acte impensable pour un hobbit ordinaire), résolution paradoxale entre le côté Touc déchaîné et le côté Bessac réinstallé, équilibre nouveauXIX
Trésor d'Erebor7XIIIXIVXVXVIXVIIXVIIIXIX
Première exploration libre par les nains — réveil de « la flamme qui brûle dans le cœur des nains », harpes magiques restées accordées, pierres précieuses qu'on bourre dans les poches en laissant filer le reste avec un soupir, armes et cottes de mailles tirées de l'arsenal royalXIII
Catalyseur de la convoitise généralisée — « partout où Bard se rendait, il entendait la même rumeur contagieuse au sujet de l'immense trésor qui, désormais, n'avait plus aucun gardien », mobilise simultanément hommes du Lac et elfes sylvains vers la MontagneXIV
Pomme de discorde et catalyseur d'avidité — réclamé par trois prétendants (nains héritiers, Bard héritier du Val, Hommes du Lac sinistrés), enferme Thorin dans la salle du trésor pendant des jours, ultimatum d'un douzième refusé, motif explicite du « cœur des nains particulièrement sensible » à son enchantementXV
Enjeu du marchandage attendu — Bilbo offre la Pierre Arcane comme moyen de négociation (« Elle vous aidera dans vos négociations »), retient à dessein sa propre part (« voilà, je suis prêt à concéder tous mes droits en échange »)XVI
Promesse de paiement déjoué par calcul — Thorin entrevoit « la possibilité de reprendre la Pierre Arcane tout en conservant la récompense promise » avec l'aide de Dain, échange suspendu sine die par l'irruption gobelineXVII
Partage finalisé et désenchantement — Dain « prodigue de son trésor » avec les survivants, quatorzième effectivement remis à Bard (« immense fortune, plus grande que celle de nombreux rois mortels »), Bilbo refuse sa part complète, n'accepte que « deux petits coffres, l'un rempli d'argent, l'autre d'or, assez légers pour être confiés à un poney bien charpenté »XVIII
Dépensé en cadeaux modestes — « Son or et son argent furent surtout dépensés en cadeaux, parfois utiles, parfois extravagants », explique « en partie l'affection que lui portaient ses neveux et nièces », usage hobbit du trésor en contraste total avec l'avidité naineXIX
Trésor de Smaug1XII
Première vision et magnificence indicible — inventaire mémoriel (lances de Bladorthin, coupe de Thror, cottes de mailles, collier de Girion)XII
Trésor des Trolls1II
Le butin de la grotte — jarres d'or enterrées sous des sortilèges près de la rivièreII
Trolls2IIXIX
Les trois mangeurs de mouton — premiers adversaires de la quête, pétrifiés par l'aubeII
Toujours pétrifiés sur la route du retour — « il n'y eut pas de trolls » pour les attaquer cette fois, Bilbo reconnaît « l'endroit où ils avaient quitté la route pour tomber aux mains de Tom, Hubert et Léon », symbole de la fin du péril sauvageXIX
Tunnels des Gobelins2VVIII
Le labyrinthe souterrain — galeries antérieures aux gobelins où Bilbo descend seul à tâtonsV
Souvenir de l'épreuve souterraine — comparée à la forêt qu'ils détestent « aussi cordialement »VIII
V
Vieux Touc1I
Grand-père maternel de Bilbo — chef hobbit, ami de Gandalf, organisait les feux d'artifice de la Mi-ÉtéI
W
Les loups malfaisants de la Sauvagerie — meute alliée des gobelins, encercle la Compagnie dans les arbresVI
Les loups traqués — un Warg interrogé par Beorn livre les plans des gobelins avant d'être tuéVII
Cavalerie et infanterie gobelines — montures pour l'avant-garde rapide, garde rapprochée de Bolg, arrivent avec une armée propre dans la vallée, se retournent sur les morts et les blessés des leurs en pleine dérouteXVII
Effacés du pays — fuyards dispersés par Beorn, disparus des bois autour de la maison de Beorn (« les Wargs avaient disparu des bois, si bien que les hommes s'y rendaient sans peur »), absence durable garantissant la sécurité des routesXVIII